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[Album] Scott Walker – Tilt

Tilt

Titre: Tilt
Date de sortie: 1995
Type: Album CD
Genre: Expérimental, Bruitiste, Alternatif, Pop-Rock expérimental, Métal, Ambiant, Psychédélique
Membres: Scott Walker (chant), Ian Thomas (batterie), John Giblin (basse), Brian Gascoigne (claviers), David Rhodes (guitares), Roy Carter (haut bois), Hugh Burns (guitare), Alasdair Malloy (percussions), Louis Jardim (percussions), Andrew Cronshaw (trompette), Johnathan Snowden (piccolo), Andy Findon (flûte), Jim Gregory (flûte), Roy Jowitt (clarinette), Colin Pulbrook (orgue hammond)
Pistes: 9
Tracklist:
1. Farmer In The City
2. The Cockfighter
3. Bouncer See Bouncer …
4. Manhattan
5. Face On Breast
6. Bolivia ’95
7. Patriot (A Single)
8. Tilt
9. Rosary

Dans la catégorie hype (top avant-garde), j’ai nommé: Tilt. Album confectionné par, encore une fois, Scott Walker, le talentueux avant-gardiste qui cherche sans arrêt à exprimer son âme d’artiste, sondant toujours, toujours plus loin… 11 années de silence après l’effroyable Climate of Hunter (commercialement parlant), c’est-à-dire en 1995, Scott nous sort un album (toujours avec le même producteur Peter Walsh) qui rompt froidement son penchant « crooner simple d’esprit années 70 qui charme les jeunes filles », pour carrément tâter du côté des bruitistes/gothiques… Son style est largement classable dans celui alternatif ambiant bruitiste, jonché par des paroles cryptiques, dont seul Scott a le secret. La trame de l’album se révèle en effet complexe; prenons par exemple « Bouncer See Bouncer … » Des bruitages fusent dans des recoins, comme des insectes, et des oiseaux, avec des percussions industrielles du type Nine Inch Nails par-dessus fermement déterminées, sur un orgue dont le son est quasi-atmosphérique, le tout surmonté des bruits de chuintements sur lequel un bruit d’oiseau viendra se « coller ».
Farmer In The City, ouvrant Tilt, débute par des tintinnabulements de cloches sourds, pour que des violons profondément étouffants interviennent ensuite, jouant de manière statique dans les graves au-dessus de vrombissements, rejoints par la profonde et haute-perchée voix de notre ami Scott. Une sorte de funèbre discours récurent y résonne: « Who are you, twenty-one? Twenty-one? Twenty-one? I gave you twenty-one. Twenty-one. Twenty-one. » Des guitares harponnent le tout de temps en temps. Des accords frustrants sur les violons, plus aigus, surgissent. Scott nous conte l’histoire d’un voyage d’un fermier dans la cité (d’où le titre, « fermier dans la cité »). Comme si cela ne suffisait pas, des percussions viennent alors se superposer, avant que les accords des violons entament une émouvante ballade. Puis comme avant, vombrissements, violons, … Un quasi-mathématisme qui en surprendra plus d’un… Par la suite, encore la ballade, mais avec une clarinette. Puis Scott ferme la chanson avec le frustrant et affolant « Who are you twenty-one twenty-one… » etc.
The Cockfighter commence quant à lui, par une atmosphère caverneuse, des chants tribaux, et des cailloux dans un bocal. Quelques petites résonnances aigues et des cris, et à 1:23, Scott vous plonge lâchement dans une atmosphère subitement infernale. Une sorte de train s’annonce brusquement sur des picotements de guitare. Attention aux cardiaques 🙂 Scott chante par-dessus. Un rock psychédélique avec des tambours et des maracasses enchaîne. Quelques violons. Puis on replonge dans l’enfer d’avant, surmonté de trompettes! Une atmosphère d’usine relaye, avec une voix robotique saccadée de Scott Walker. Le rock psychédélique se réannonce, un orgue supplémentaire, avant que le tout conclue sur cette chère atmosphère infernale, encore un peu plus élaborée, stoppée par un gong. Fin.
Manhattan est quant à lui une sorte de psychédélique. Quelques percussions tribales, puis un orgue spectaculaire surmonté d’un rock classique et de cloches. Encore une atmosphère psychédélique digne d’une usine, avec des percussions industrielles. L’orgue, cette fois silencieux se présente avec des accords mineurs. On revient à l’orgue du début. Une Pop mélangée à une valse survient, puis transite vers encore une fois l’atmosphère d’usine avec l’orgue. Puis l’orgue du début revient, un peu atténué, les cloches étant très aigues et les guitares plus prononcées. La piste se termine avec l’orgue, derrière, atmosphérique. Quelques cloches par-dessus.
Tilt, une étrange danse hispanique avec des guitares et des basses nous plonge dans un msytère obscur. Des percussions par-dessus des mugissements intriguant viennent ensuite, s’approchant peu à peu. Une sorte de Pop avec la basse et la percussion enchaîne. Le tout s’interrompt sur: « […] Tilt, ain’t no no no […] » dans un écho. Les mugissements sous les percussions reprennent de plus belle, avant qu’un métal saturé intervienne. La Pop (décidément, Tilt alterne énorménent entre des phases peu à peu élaborées) reprend. L’interruption reprend: « […] Tilt, ain’t no no no […] ». Sauf que la voix de Scott est en effet très zoomée. Cela étonne d’ailleurs assez. Le métal sur les mugissements conclue ce morceau très cryptique.
Rosary est fait d’une musique peu conventionnelle. Il termine Tilt sur un morceau de guitares sèches très statique et très calme. Scott récite « Hoowhoahoohow » de temps en temps. Ce morceau s’interrompt d’ailleurs brusquement sans préavis, après les derniers mots. Au milieu, on entend une valse très courte. Rien d’intéressant à dire de plus.

En conclusion, Tilt est sûrement un album merveilleux, foisonnant de sons, auquel on doit impérativement consacrer un certain temps à l’analyser, l’écouter, etc. Walker a supprimé, depuis cet album, la notion de règle. Il n’y en a désormais plus chez lui; son âme d’artiste tentera désormais le tout pour le tout pour exprimer ce qu’elle souhaite faire entendre, capable du chaos absolu. Cet album est un phénomène artistique sondant en effet un fossé, pas si vide que cela… Scott nous conte ce qu’il y voit par ses instruments et ses atmosphères oppressantes. La pochette annonce d’ailleurs le caractère insaisissable de la musique de l’album. On dirait une sorte de monde parallèle, certes, mais pas si éloigné de la réalité. Nous pouvons d’ailleurs constater une alternance, durant tous les morceaux entre deux sections musicales, qui s’élaborent à chaque itération. Comme on le dit sur le lien de Guts Of Darkness (plus haut), c’est une sorte de « classique couplet/refrain ». Écoute qui le pourra… Certains jugeront cet album épouvantable, mais n’en démente la suite The Drift (2006)

Tilt est disponible en écoute gratuite sur Deezer et est actuellement en vente.

Note personnelle : ★★★★★ (Hors du commun !!! Un diamant)

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Titre: Climate of Hunter
Date de sortie: 1984, réédité en 2006 (Virgin) – Peter Walsh
Type: Bootleg, mais trouvable en vinyles/CDs, originaux ou réédités.
Genre: Art rock, classique moderne, psychédélique, (rock) expérimental
Membres: Scott Walker (compositeur), Mo Foster, Brian Gascoigne, Peter Van Hooke, Mark Isham, Gary Kettel, Billy Ocean, Phil Palmer, Even Parker, Ray Russell, Mark Knopfler (musiciens/arrangeurs), Bob Carlos Clarke (couverture pochette)
Pistes: 8
Tracklist:
Face A (LP)
1. Rawhide (03:55)
2. Dealer (05:12)
3. Track Three (03:50)
4. Sleepwalkers Woman (04:11)
Face B (LP)
5. Track Five (03:35)
6. Track Six (03:12)
7. Track Seven (03:46)
8. Blanket Roll Blues (03:16)

Scott Walker est sûrement l’artiste qui eut incontestablement influencé longtemps Bowie sur ses réalisations telles que Outside, contrairement à ce que l’on pourrait prétendre (La rumeur dit que c’est Trent Reznor, pour Outside, alors que c’est plutôt un descendant de Bowie). Climate of Hunter est en conséquence une réalisation fort intéressante à écouter, malgré les chiffres de vente catastrophiques d’époque (Walker ayant directement monté des reprises de Jacques Brel vers l’anglais et d’oeuvres un peu french-like, à l’avant-garde, et l’expérimental). Climate of Hunter est un vinyle d’avant-garde qui saura palpiter l’âme des artistes les plus expérimentaux d’entre nous. Il a en effet tenté de rallier avec difficulté, mais avec aboutissement relativement convaincant, la musique classique et le rock 80’s. Évidemment, à l’époque, il ne fut pas apprécié par les fans, tant par son étrangeté, que pour les paroles symbolistes, voire limites nihilistes (Scott Walker ayant donc perdu beaucoup de fans à cause de cet album). Cependant, de nos jours, cet album n’est pas encore mort: il est toujours retenu par certains. Il a même été réédité en CD! Il a tenu le coup grâce à la technique avant-gardiste de Scott, très rechercheur, toujours en avance sur son temps (même un peu trop) avec son talent chromé, malgré le rock très marqué années 80. Il reste quand même un chef d’oeuvre admiré par bien des gens. Je vous conseille donc de l’écouter. L’album contient du classique mélangé à du rock 80’s, de l’Art rock semblable à celui de Bowie, du classique tout simple, et une sorte de psychédélique (atmosphériquement parlant, voire instrumentalement parlant). Je m’explique :

La première piste, nommée Rawhide (dissimulation de sauvagerie), nous introduit de manière tranquille par des résonnances incertaines sur un quelconque objet (Musique concrète), émettant des résonnances, puis « partant » vers la gauche. D’un coup, apparaissent des percussions rock avec une guitare rock, ainsi que des instruments classiques (violons, violoncelles, harpe), ayant l’air d’être fort discernés, le côté rock en avant-plan, et le côté classique étant en arrière-plan, les deux styles semblant avoir du recul l’un envers l’autre, la guitare essayant d’ailleurs de suivre les standards du classique, sans trop écraser les instruments en arrière-plan suivant cette règle, ni sans trop perdre appui sur le rock, qui est, rappelons-le, le propre de la guitare électrique. Il y a eu un subtil, mais convaincant compromis entre ces deux styles, même si cela ne tient qu’à un fil. Le rock se présente donc de manière simpliste mais efficace, très contraint à le faire (expliqué ci-dessus), le classique se présente quant à lui plutôt de manière atmosphérique, puis par la suite supplémentaire.

La piste deux, nommée Dealer (échangeur), nous introduit directement dans une atmosphère constituée d’un violon statique sans fin, des percussions années 80 permutant de gauche à droite de temps en temps interrompus par des vrombissements discrets, quelques instruments psychédéliques (Hindous), etc. Un écho variable dans la voix de Walker, dissimulant de manière subliminale des trompettes qui arriveront nettement plus tard. Cette technique m’étonne franchement, d’autant plus qu’elle apparaît souvent, aussi chez Bowie; des sonorités qui s’annoncent progressivement. Ils ont leurs raisons. Ne cherchons pas plus loin 🙂

La piste trois, non-titrée, et donc appelée Track Three et est, quant à elle, une piste mémorable (ou pas x)). Elle fut très réprimandée, tant pour son penchant nihiliste que pour l’étrangéité avant-gardiste d’où découlaient des sonorités non-académiques (Raison primaire). Un clavier sans fin, donnant une sorte d’atmosphère spacieuse, ressemblant à un instrument à vent, débute de manière statique les 10 premières secondes de la piste, lui donnant un air purement psychédélique. Des percussions arrivent, avant que le clavier se modifie. Des guitares électriques avec un son voluptueux se lancent alors. Scott se met alors à chanter, suivi d’un choeur de femmes (Noires, je pense) chantant simultanément. Quelques guitares années 80, des trompettes vers la fin, des etc., et voilà notre piste en résumé. Le clip, quant à lui est visible sur Youtube, et donc théoriquement télédiffusé (ce qui justifie cette convulsion publique). En gros, c’est le destin qu’on voit de manière figurée, d’après moi. En effet, en résumé, il arrive sous forme humaine en voiture, arrive devant quelqu’un qui quitte sa voiture après avoir regardé de loin une femme couchée ayant l’air blasée et après avoir tartiné son visage de boue dans un trou. Le paysage est tout noir. Puis il lance des dés, ce Mr. Destin, avant que le quelqu’un parte en courant après avoir essayé de les récupérer (il a remué le sol farineux à la recherche). Après avoir vu ce bon vieux Scott jouer à la guitare et chanter, il est ensuite poursuivi par le destin en voiture (Épique! Excitant! À voir.). Enfin, l’homme courant dans la pénombre légèrement éclairée par des rayons termine sa course sur une butte, après avoir traversé un lac, le destin ayant lâché une pierre dans l’eau (d’ailleurs, son bras ressemble à celui d’un mannequin avec des sortes de montagnes alternées par des pointillés. Le Destin étant en smoking). Le quelqu’un tombe alors, mort. Sans oublier que le sol est parsemé d’une sorte de farine, comme dit plus haut. Ceci fit un scandale. Scott ayant d’ailleurs du, pour des interviewers, se justifier pour cette vidéo, durant un interview. Le clip n’ayant d’ailleurs rien à voir avec les paroles de la chanson, au passage.

La piste quatre, alias Sleepwalkers Woman (Femmes somnambules), est une pièce de musique purement classique avec des violons, des gongs, des contrebasses, un instruments à vent et une harpe, très calme et désuette, plutôt évolutive en crescendo. C’est très beau à écouter, je dirais même, merveilleux. Rien de très exceptionnel à signaler, question instruments, hormis un souffle audible au travers de l’instrument à vent, apparemment volontairement mis, pour probablement des questions d’avant-garde. Sauf que, si vous étudiez bien, la structure sonore ressemble à du rock, mais le rythme est très langoureux (la harpe qui rythme, les méthodes de jeu des instruments pouvant parfaitement être portés sur une guitare électrique). Ceci est cependant subjectif. 🙂

La piste 5, Track Five, est fort marquée du psychédélisme: On commence par des guitares dont le son frappe sur un bruit comparable à celui d’une corde frappée, puis qui résonne (un peu comme du cristal frappé). Puis des gargouillis d’une autre guitare (« rouuuh ») qui varient, un peu comme des notes. Quelques sons plus ou moins psychédéliques (des stridences. Scott et compagnie sont Ô combien inspirés par Luigi Russolo… Le maître-bruiteur… Je vais commencer à y croire, à force !). Et crac, changement: des battements progressifs assez rapides, puis un choeur de voix de femme (« aaaah… »). En-dessous d’un rock années 80. Scott chante par-dessus avec un écho dans la voix. Puis l’écho disparaît au bout d’un moment, la voix venant dans un plan plus en avant, d’ailleurs lorsque les instruments classiques apparaissent. Très mystérieux et agréable.

La piste 6 (Track Six) demeure un véritable fardeau sonore. Une atmosphère encore psychédélique, avec une batterie et des guitares électriques, le tout fort sombre, ouvrent la pièce. Le ton est ironique, blasé, hargneux, voire haineux. Scott avait l’air d’avoir un reproche à exposer. Ce rock est lent, oppressant. Puis au bout d’un moment, des sortes de cris de chevaux, des vibrations palpitantes, comme une barre métallique qui résonne comme un insecte, et qui fuse comme une brume, sur un orchestre inaudible de violons. Les guitares électriques continuent, tandis que Walker récite en lançant des mots hârdiment à chaque vibration (« And the ceilings are rising, and the ceiling are falling, … »). C’est épique. Puis, un fade-out. Rideaux.

La piste 7 est purement psychédélique. Toujours sans nom (Track Seven), et très sombre. Mais magnifique: l’atmosphère est au début oppressante, complexe, mais joliment langoureuse. On croirait une ville sous l’eau. Un rock arrive, avec un jeu de guitares électriques fort insolite. Quelques percussions, des instruments classiques amplifiés sur l’atmosphère profonde et voluptueuse, et voilà le résumé de la track, simple, mais efficace.

En tant que dernière piste (n°8), Walker nous a concocté une reprise de Blanket Roll Blues par Tennessee Williams et Kenyon Hopkins. C’est une piste qui, je dirais, conclue calmement cet album. Elle rassemble simplement quelques guitares (3, j’hypothèse) sur des paroles très surréalistes. Rien d’expérimental, hormis quelques jeux de corde (un TING très bref par exemple). Voilà, Climate of Hunter nous salue avant de s’en aller sur la pointe des cordes.

Cet album est un résultat d’une maîtrise parfaite du son. Mais comparé à Tilt (1995) ou à The Drift (2006), Climate Of Hunter garde des proportions plus standards. C’est à la fois bien (plus léger et supportable), mais aussi dommage (expérimentations moins palpitantes, en consséquence!). Une belle création novatrice sur de belles paroles. Quoi de mieux, comme festin musical !!!

Climate of Hunter est trouvable un peu partout sur le Web, même sur Deezer, regardez-donc. Aucun lien de téléchargement je donnerai, donc.

Enjoy!

Note personnelle : ★★★★★ (Un chef d’oeuvre, par un chef) [5/5]

[Autre] Un p’tit peu de promo

Couverture partielle

Bon, alors c’est pas pour m’en mettre plein les fouilles, mais voilà un petit lien qui peut vous intéresser, en fait c’est un site que j’ai ouvert, avec des pistes sonores de ma confection, que je partage. L’écoute est en effet gratuite, mais le titre est payant. Regardez un peu si vous aimez l’alternatif ambiant (amateur)… Cet album est une démo et coûte 2,30€. L’acheter en entier offre 2 titres supplémentaires.

http://exponential2.bandcamp.com/

Tracklist:
1. Intro (00:28)
2. Track Two (00:31)
3. Night (04:36)
4. The Spirit’s House (01:17)
5. Unhope (02:36)
6. Forest (04:05)
7. Long Travel (03:50)
8. Plainte [Old intro] (00:16)
9. Sparks [Outtake] (03:53)
10. Whistle in the dark [Demo] (00:28)

Les titres en rouge ne sont disponibles qu’en achetant l’album. Le dernier n’est qu’une courte démo.

Bonne écoute !
Matthias

Titre: The Heart’s Filthy Lesson
Date de sortie: 1995
Type: Variable (Vinyle format 7″ et 12″ / CD)
Genre: Rock (alternatif/art), Metal avant-gardiste
Membres: Identiques à ceux d’Outside, + Tim Simenon et Trent Reznor ft. Dave Olgivie
Pistes: Variable
Tracklist (en tout):
The Heart’s Filthy Lesson (Rubber Mix) – (7:41)
The Heart’s Filthy Lesson (Radio Edit) – (3:33) [version abrégée, alias Edit]
The Heart’s Filthy Lesson (Trent Reznor Alternative Mix) – (5:19) [alias Alt. Mix, Alternative Mix, Reznor Mix]
The Heart’s Filthy Lesson (Bowie Mix) – (4:57) [Alias album version, original mix, …]
The Heart’s Filthy Lesson (Good Karma Mix by Tim Simenon) – (5:01) [alias Simenon Mix, Karma Mix, Good Karma Mix]
The Heart’s Filthy Lesson (Simple Test Mix) – (6:38)
The Heart’s Filthy Lesson (Filthy Mix) – (5:51)
I Am With Name (Album Version) – (4:06) [Sans le Segue]
Nothing To Be Desired – (2:16) [base d’un Outtake]

Ceci est un CD de promotion non-public contenant des mixes rares de The Heart’s Filthy Lesson (cependant quasiment tous trouvables dans la Bowie Box/Outside Deluxe), I Am With Name sans le segue (nommé Album Version par erreur alors que c’est un edit, vu que le Segue est absent) et la base d’un outtake qui était à l’époque très rare, qui est Nothing To Be Desired, l’outtake entier étant totalement introuvable de nos jours (Car avant, il l’était 😕 ).

Ce CD de promotion est aujourd’hui en vente entre 7€ et 13€ sur des sites de vente en ligne. Aucun intérêt de l’acheter, sauf pour la collection ou pour bénéficier de titres absents dans la Bowie Box: Des remixes sont introuvables nulle part autre que sur le CD de « The Heart’s Filthy Lesson », ce sont le Radio Edit et la version sans Segue de I Am With Name. Leur absence peut être justifiée par le fait qu’ils n’aient rien de très innovant.

Couverture de 1.Outside

Titre: 1.Outside
Type: CD Single
Genre: Art/Math/Noise Rock, Expérimental, Jazzy, Protopunk, Rock Folklorique, …
Membres: David Bowie, Brian Eno, Reeves Gabrels, Erdal Kizilcay, Mike Garson, Sterling Campbell, Carlos Alomar, Joey Baron, …
Pistes: Single: 19

Tracklist:
1.Leon Takes Us Outside (1:25)
2.Outside (4:04)
3.The Heart’s Filthy Lesson (4:57)
4.A Small Plot Of Land (6:34)
5.Segue – Baby Grace (A Horrid Cassette) (1:39)
6.Hallo Spaceboy (5:14)
7.The Motel (6:49)
8.I Have Not Been To Oxford Town (3:47)
9.No Control (4:33)
10.Segue – Algeria Touchshriek (2:03)
11.The Voyeur Of Utter Destruction (As Beauty) (4:21)
12.Segue – Ramona A. Stone / I Am With Name (4:01)
13.Wishful Beginnings (5:08)
14.We Prick You (4:33)
15.Segue – Nathan Adler (1:00)
16.I’m Deranged (4:31)
17.Thru’ These Architects’ Eyes (4:22)
18.Segue – Nathan Adler #2 (0:28)
19.Strangers When We Meet (5:07)

1.Outside, la première pièce de la trilogie sans nom de David Bowie, a été le fruit d’un développement tortueux entre 1994 et 1995. Cet album marque la retrouvaille entre Bowie et Brian Eno, célèbre technicien du son qui donna cette atmosphère sonore à l’album, et Mike Garson, le pianiste de Aladdin Sane.

Cet album est un album-concept, ayant une vision futuriste dérisoire du 21ème siècle, mêlant art et crime. Oui, car l’histoire est celle d’un inspecteur nommé Nathan Adler, inspectant sur la mort d’une jeune fille nommée Baby Grace Blue, fille de 14 ans de Ramona A. Stone, Baby justement tuée par une entreprise secrète nommée la « Art Crime Inc. », occasionnant des crimes en série tout en art. Chaque piste constitue donc l’histoire. Quand Bowie ne peut pas exprimer de manière musicale des pièces de l’histoire, il raconte via un Segue (J’vous préviens, ils sont ch*ants…), un Segue étant un standard pour désigner une transition. Je tiens à vous signaler, tant que j’y suis, que musicalement, cet album n’est pas inspiré de Nine Inch Nails, contrairement à ce qu’on peut dire, mais de Scott Walker.

Outside est sûrement une pièce rare à collectionner. Chaque piste a ses ambiances uniques, son atmosphère à elle, et aucun morceau ne se ressemble. Dès le premier morceau, on peut tout de suite distinguer l’aspect complexe, chaotique, et parallèle d’Outside. Le nom de cet album vient, d’après l’auteur en personne, du fait qu’il n’eut pas tellement l’occasion de sortir dehors (Outside signifiant Dehors!). Il voulait donc exprimer la ville dysfonctionnelle, la mentalité médiocre des gens, et leur capacité à pouvoir s’entretuer, le tout implicitement exprimé de manière figurée dans tout l’album.

Les musiques se voient dotées de touches expérimentales du à la présence du célèbre Brian Eno, retoucheur technique du son. Sans lui, je pense qu’Outside ne serait pas tel que nous l’avons aujourd’hui. David a déjà pas mal développé l’aspect complexe et expérimental, mais Brian l’a porté à son paroxysme.

Je disais donc, chaque piste est d’une incroyable finesse dans le travail du son. Chaque piste a été soigneusement traitée au son près, ce qui donne ce résultat, une musique émouvante et si expressive, comme disait mon pote Val, « c’est du pur son » ! ^^ C’est vraiment agréable, aujourd’hui, d’écouter une musique si intemporelle qui garde tout son aspect, malgré la soupe commerciale d’aujourd’hui.

Je ne donnerai aucun lien de téléchargement, car cet album est copyrighté.
Vous pouvez l’acheter online, voici un exemple de site:

» Acheter 1.Outside online

Note personnelle : ★★★★ (Simplement indémodable et toujours aussi lunaire)