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[Album] Scott Walker – The Drift

Titre: The Drift
Date de sortie: 2006
Type: Album CD
Genre: Ambiant gothique, bruitiste, rock expérimental « mutant », avant-garde
Membres: Scott Walker, Hugh Burns, Ian Thomas, Mark Warman, Philip Sheppard, Alasdair Malloy, John Giblin, Steve Pearce, Peter Walsh, Andrew Cronshaw, James Stevenson, Brian Gascoigne, Thomas Bowes, Vanessa Contenay-Quinones, Beverly Foster, Pete Long, Rohan Onraet, Lucy Painter, Rebecca Painter, Ralph Warman, Derek Watkins
Pistes: 10
Tracklist:
1. Cossacks are (4:32)
2. Clara (12:43)
3. Jesse (6:28)
4. Jolson and Jones (7:45)
5. Cue (10:27)
6. Hand Me Ups (5:49)
7. Buzzers (6:39)
8. Psoriatic (5:51)
9. The Escape (5:18)
10. A Lover Loves (3:11)
Éditeur: 4AD Record Label

Dans la série noire de l’avant-garde, je voudrais The Drift. Scott Walker n’est, effectivement, définitivement plus le crooner que nous connaissions il y a bien longtemps (durant les 70’s). Misogynie? Isolation? Sans doute, car notre bon vieux Noel Scott Engel, connu pour son caractère ombrageux, est sans doute atteint de cyclothymie (Ce qui lui vaut son caractère reclu)…
Enfin! Encore une fois onze années après son dernier opus Tilt, Walker nous sort un album des plus ambigus que personne n’a jamais conceptionné sur notre basse planète; encore pire que ses dernières oeuvres… Justement: dans cet album, il est question de la planète bleue, ou plutôt de ses occupants… The Drift met en scène (disons-le honnêtement…) l’horreur de l’humanité durant le siècle dernier. Au programme, plusieurs menues sonorités mélangées à un thème musical des plus ambigus. Des atmosphères dantesques, et des voix infâmes à faire tourner en bourrique n’importe quel premier venu: un âne-humain, des cris bizarroïdes aigus, et Donald Duck (oui, notre cher canard, qui prend ici des tournures plutôt déplaisantes).
Ce concentré d’angoisse vous fera donc découvrir les traces les plus boueuses du genre humain. L’analyse de cet album semble des plus improbable : la complexité peut en effet rebuter, surtout lors des premières écoutes, l’auditeur. De plus, vos sens sont confondus durant toute la session, ce qui ne facilite pas non plus la tâche. Cependant, les pistes sont très parlantes. Je me souviens avoir fait écouter à une amie, et elle avait directement ressenti le sujet de The Drift (l’humanité en outre). Vous voyez, nul besoin d’images, vidéos (Même si la piste Jesse a son propre clip), tout est dit dans les pistes, et c’est vous qui reconstituez par l’imaginaire.

L’album commence par Cossacks Are. Il est effectivement question des cosaques, bataillons soviets chargés de missions plutôt propices à la mort… L’introduction est plutôt explicite. On a l’impression d’entrer dans une quatrième dimension, celle de l’inconnu, qui nous fait découvrir par des expérimentations les plus abominables (On ne reconnaîtrait plus rien dans cet album, car rien n’est à sa place!) des paysages dépravés. Les dernières traces de vie de notre planète. Puis vous êtes par la suite projetés de piste en piste, ou plutôt de scène en scène, devrais-je dire, pour admirer les scénarios les plus nihilistes que nul n’a jamais créé.
Néenmoins, c’est le reflet de la réalité… Consumérisme, individualisme, pollution, guerres et famine (Comme dans Jesse: « Famine is a tall, tall, tower… Left in the dark night… »), c’est la dérive de l’humanité que nous avons là… Il n’y a donc pas plus vrai. Puis nous avons comme dit plus haut, des atmosphères plus ou moins musicales avec des sons étranges que l’on côtoie, sans trop savoir ce que c’est… Même qu’on s’attend à entendre surgir des sons, alors qu’il n’en est rien… À l’inverse, d’autres sonorités surgissent alors que l’on ne s’y attendait pas. L’effet est renversant.

À noter que si vous décelez des tons parodiques dans The Drift, c’est tout-à-fait plausible. Le degré est porté à son paroxysme dans Clara, une sorte de soupe de mélodies corrompues qui fusent de toute part affichant un désespoir et un néant monstre. C’est une desctruction de ses propres oeuvres qu’il affiche ici, à l’intérieur de cet album. Jesse est quant à lui une sorte de psaume en l’honneur à Jesse Presley, oui! Le frère de Elvis Presley, qui est mort très jeune. La chanson est une parodie d’un tube d’Elvis Presley, qui dégrade le thème musical jusqu’à complète érosion de la musique initiale, pour n’obtenir que deux accords pour l’unique guitare électrique, plus deux pour la basse (le titre vous paraîtra clinquant si vous l’écoutez juste après Jesse). Une sorte de vide énoncé, qui vous fera ensuite découvrir des voix confuses venant d’on ne sait où… À la fin, nous avons même Donald Duck, affiché ici en une créature immonde repoussant les limites de l’infâmie en vous harponnant d’apostrophes incompréhensibles. A Lover Loves est la conclusion de l’album où Walker reprend sa combinaison mitée de crooner. Cet album, d’ailleurs, soit vous l’adorez, soit vous le haïssez jusqu’au plus haut point. Personnellement, je l’adore. Malgré son ton arriviste, il domine largement toutes les expérimentations, et même tous les musiciens actuels.
Dans un interview, j’ai pu déceler que certaines pistes chaotiques comme Cue sont constituées de trois choeurs de musiciens séparés puis assemblés. C’est ceci qui donne cette atmosphère infâme.

Voilà, Scott Walker a fait une pure merveille. Ni trop, ni pas assez. Il a justement dosé sans exagérer, ni lésiner! Ce qui donne un aspect vide mais si riche à l’album, concluant plutôt naïvement (volontairement) sur A Lover Loves, où Scott semble nous sussurrer, à la fin: « Escape! » (« Fuis! »). Nul besoin de reprendre l’album pour un film, car c’est un film à part entière; avec ses tragédies, ses coups de gueule, ses trains à vapeur soporifique et ses coins obscurs avec une fin plutôt défaitiste, mais lucide… Savourez ce festin abondant de sonorités bizarres, certes, mais avec modération, car:

Attention, ne pas écouter cet album trop souvent, il devient rapidement obsédant. De plus, il convient de ne pas l’écouter durant des périodes d’angoisse/dépression.
J’ajouterai qu’après écoute, ne vous étonnez pas que cet album puisse ternir votre journée.

Note personnelle: ★★★★★ (Hors du commun, simplement ahurissant…) [5/5]

[Album] Scott Walker – Tilt

Tilt

Titre: Tilt
Date de sortie: 1995
Type: Album CD
Genre: Expérimental, Bruitiste, Alternatif, Pop-Rock expérimental, Métal, Ambiant, Psychédélique
Membres: Scott Walker (chant), Ian Thomas (batterie), John Giblin (basse), Brian Gascoigne (claviers), David Rhodes (guitares), Roy Carter (haut bois), Hugh Burns (guitare), Alasdair Malloy (percussions), Louis Jardim (percussions), Andrew Cronshaw (trompette), Johnathan Snowden (piccolo), Andy Findon (flûte), Jim Gregory (flûte), Roy Jowitt (clarinette), Colin Pulbrook (orgue hammond)
Pistes: 9
Tracklist:
1. Farmer In The City
2. The Cockfighter
3. Bouncer See Bouncer …
4. Manhattan
5. Face On Breast
6. Bolivia ’95
7. Patriot (A Single)
8. Tilt
9. Rosary

Dans la catégorie hype (top avant-garde), j’ai nommé: Tilt. Album confectionné par, encore une fois, Scott Walker, le talentueux avant-gardiste qui cherche sans arrêt à exprimer son âme d’artiste, sondant toujours, toujours plus loin… 11 années de silence après l’effroyable Climate of Hunter (commercialement parlant), c’est-à-dire en 1995, Scott nous sort un album (toujours avec le même producteur Peter Walsh) qui rompt froidement son penchant « crooner simple d’esprit années 70 qui charme les jeunes filles », pour carrément tâter du côté des bruitistes/gothiques… Son style est largement classable dans celui alternatif ambiant bruitiste, jonché par des paroles cryptiques, dont seul Scott a le secret. La trame de l’album se révèle en effet complexe; prenons par exemple « Bouncer See Bouncer … » Des bruitages fusent dans des recoins, comme des insectes, et des oiseaux, avec des percussions industrielles du type Nine Inch Nails par-dessus fermement déterminées, sur un orgue dont le son est quasi-atmosphérique, le tout surmonté des bruits de chuintements sur lequel un bruit d’oiseau viendra se « coller ».
Farmer In The City, ouvrant Tilt, débute par des tintinnabulements de cloches sourds, pour que des violons profondément étouffants interviennent ensuite, jouant de manière statique dans les graves au-dessus de vrombissements, rejoints par la profonde et haute-perchée voix de notre ami Scott. Une sorte de funèbre discours récurent y résonne: « Who are you, twenty-one? Twenty-one? Twenty-one? I gave you twenty-one. Twenty-one. Twenty-one. » Des guitares harponnent le tout de temps en temps. Des accords frustrants sur les violons, plus aigus, surgissent. Scott nous conte l’histoire d’un voyage d’un fermier dans la cité (d’où le titre, « fermier dans la cité »). Comme si cela ne suffisait pas, des percussions viennent alors se superposer, avant que les accords des violons entament une émouvante ballade. Puis comme avant, vombrissements, violons, … Un quasi-mathématisme qui en surprendra plus d’un… Par la suite, encore la ballade, mais avec une clarinette. Puis Scott ferme la chanson avec le frustrant et affolant « Who are you twenty-one twenty-one… » etc.
The Cockfighter commence quant à lui, par une atmosphère caverneuse, des chants tribaux, et des cailloux dans un bocal. Quelques petites résonnances aigues et des cris, et à 1:23, Scott vous plonge lâchement dans une atmosphère subitement infernale. Une sorte de train s’annonce brusquement sur des picotements de guitare. Attention aux cardiaques 🙂 Scott chante par-dessus. Un rock psychédélique avec des tambours et des maracasses enchaîne. Quelques violons. Puis on replonge dans l’enfer d’avant, surmonté de trompettes! Une atmosphère d’usine relaye, avec une voix robotique saccadée de Scott Walker. Le rock psychédélique se réannonce, un orgue supplémentaire, avant que le tout conclue sur cette chère atmosphère infernale, encore un peu plus élaborée, stoppée par un gong. Fin.
Manhattan est quant à lui une sorte de psychédélique. Quelques percussions tribales, puis un orgue spectaculaire surmonté d’un rock classique et de cloches. Encore une atmosphère psychédélique digne d’une usine, avec des percussions industrielles. L’orgue, cette fois silencieux se présente avec des accords mineurs. On revient à l’orgue du début. Une Pop mélangée à une valse survient, puis transite vers encore une fois l’atmosphère d’usine avec l’orgue. Puis l’orgue du début revient, un peu atténué, les cloches étant très aigues et les guitares plus prononcées. La piste se termine avec l’orgue, derrière, atmosphérique. Quelques cloches par-dessus.
Tilt, une étrange danse hispanique avec des guitares et des basses nous plonge dans un msytère obscur. Des percussions par-dessus des mugissements intriguant viennent ensuite, s’approchant peu à peu. Une sorte de Pop avec la basse et la percussion enchaîne. Le tout s’interrompt sur: « […] Tilt, ain’t no no no […] » dans un écho. Les mugissements sous les percussions reprennent de plus belle, avant qu’un métal saturé intervienne. La Pop (décidément, Tilt alterne énorménent entre des phases peu à peu élaborées) reprend. L’interruption reprend: « […] Tilt, ain’t no no no […] ». Sauf que la voix de Scott est en effet très zoomée. Cela étonne d’ailleurs assez. Le métal sur les mugissements conclue ce morceau très cryptique.
Rosary est fait d’une musique peu conventionnelle. Il termine Tilt sur un morceau de guitares sèches très statique et très calme. Scott récite « Hoowhoahoohow » de temps en temps. Ce morceau s’interrompt d’ailleurs brusquement sans préavis, après les derniers mots. Au milieu, on entend une valse très courte. Rien d’intéressant à dire de plus.

En conclusion, Tilt est sûrement un album merveilleux, foisonnant de sons, auquel on doit impérativement consacrer un certain temps à l’analyser, l’écouter, etc. Walker a supprimé, depuis cet album, la notion de règle. Il n’y en a désormais plus chez lui; son âme d’artiste tentera désormais le tout pour le tout pour exprimer ce qu’elle souhaite faire entendre, capable du chaos absolu. Cet album est un phénomène artistique sondant en effet un fossé, pas si vide que cela… Scott nous conte ce qu’il y voit par ses instruments et ses atmosphères oppressantes. La pochette annonce d’ailleurs le caractère insaisissable de la musique de l’album. On dirait une sorte de monde parallèle, certes, mais pas si éloigné de la réalité. Nous pouvons d’ailleurs constater une alternance, durant tous les morceaux entre deux sections musicales, qui s’élaborent à chaque itération. Comme on le dit sur le lien de Guts Of Darkness (plus haut), c’est une sorte de « classique couplet/refrain ». Écoute qui le pourra… Certains jugeront cet album épouvantable, mais n’en démente la suite The Drift (2006)

Tilt est disponible en écoute gratuite sur Deezer et est actuellement en vente.

Note personnelle : ★★★★★ (Hors du commun !!! Un diamant)

 

Titre: Climate of Hunter
Date de sortie: 1984, réédité en 2006 (Virgin) – Peter Walsh
Type: Bootleg, mais trouvable en vinyles/CDs, originaux ou réédités.
Genre: Art rock, classique moderne, psychédélique, (rock) expérimental
Membres: Scott Walker (compositeur), Mo Foster, Brian Gascoigne, Peter Van Hooke, Mark Isham, Gary Kettel, Billy Ocean, Phil Palmer, Even Parker, Ray Russell, Mark Knopfler (musiciens/arrangeurs), Bob Carlos Clarke (couverture pochette)
Pistes: 8
Tracklist:
Face A (LP)
1. Rawhide (03:55)
2. Dealer (05:12)
3. Track Three (03:50)
4. Sleepwalkers Woman (04:11)
Face B (LP)
5. Track Five (03:35)
6. Track Six (03:12)
7. Track Seven (03:46)
8. Blanket Roll Blues (03:16)

Scott Walker est sûrement l’artiste qui eut incontestablement influencé longtemps Bowie sur ses réalisations telles que Outside, contrairement à ce que l’on pourrait prétendre (La rumeur dit que c’est Trent Reznor, pour Outside, alors que c’est plutôt un descendant de Bowie). Climate of Hunter est en conséquence une réalisation fort intéressante à écouter, malgré les chiffres de vente catastrophiques d’époque (Walker ayant directement monté des reprises de Jacques Brel vers l’anglais et d’oeuvres un peu french-like, à l’avant-garde, et l’expérimental). Climate of Hunter est un vinyle d’avant-garde qui saura palpiter l’âme des artistes les plus expérimentaux d’entre nous. Il a en effet tenté de rallier avec difficulté, mais avec aboutissement relativement convaincant, la musique classique et le rock 80’s. Évidemment, à l’époque, il ne fut pas apprécié par les fans, tant par son étrangeté, que pour les paroles symbolistes, voire limites nihilistes (Scott Walker ayant donc perdu beaucoup de fans à cause de cet album). Cependant, de nos jours, cet album n’est pas encore mort: il est toujours retenu par certains. Il a même été réédité en CD! Il a tenu le coup grâce à la technique avant-gardiste de Scott, très rechercheur, toujours en avance sur son temps (même un peu trop) avec son talent chromé, malgré le rock très marqué années 80. Il reste quand même un chef d’oeuvre admiré par bien des gens. Je vous conseille donc de l’écouter. L’album contient du classique mélangé à du rock 80’s, de l’Art rock semblable à celui de Bowie, du classique tout simple, et une sorte de psychédélique (atmosphériquement parlant, voire instrumentalement parlant). Je m’explique :

La première piste, nommée Rawhide (dissimulation de sauvagerie), nous introduit de manière tranquille par des résonnances incertaines sur un quelconque objet (Musique concrète), émettant des résonnances, puis « partant » vers la gauche. D’un coup, apparaissent des percussions rock avec une guitare rock, ainsi que des instruments classiques (violons, violoncelles, harpe), ayant l’air d’être fort discernés, le côté rock en avant-plan, et le côté classique étant en arrière-plan, les deux styles semblant avoir du recul l’un envers l’autre, la guitare essayant d’ailleurs de suivre les standards du classique, sans trop écraser les instruments en arrière-plan suivant cette règle, ni sans trop perdre appui sur le rock, qui est, rappelons-le, le propre de la guitare électrique. Il y a eu un subtil, mais convaincant compromis entre ces deux styles, même si cela ne tient qu’à un fil. Le rock se présente donc de manière simpliste mais efficace, très contraint à le faire (expliqué ci-dessus), le classique se présente quant à lui plutôt de manière atmosphérique, puis par la suite supplémentaire.

La piste deux, nommée Dealer (échangeur), nous introduit directement dans une atmosphère constituée d’un violon statique sans fin, des percussions années 80 permutant de gauche à droite de temps en temps interrompus par des vrombissements discrets, quelques instruments psychédéliques (Hindous), etc. Un écho variable dans la voix de Walker, dissimulant de manière subliminale des trompettes qui arriveront nettement plus tard. Cette technique m’étonne franchement, d’autant plus qu’elle apparaît souvent, aussi chez Bowie; des sonorités qui s’annoncent progressivement. Ils ont leurs raisons. Ne cherchons pas plus loin 🙂

La piste trois, non-titrée, et donc appelée Track Three et est, quant à elle, une piste mémorable (ou pas x)). Elle fut très réprimandée, tant pour son penchant nihiliste que pour l’étrangéité avant-gardiste d’où découlaient des sonorités non-académiques (Raison primaire). Un clavier sans fin, donnant une sorte d’atmosphère spacieuse, ressemblant à un instrument à vent, débute de manière statique les 10 premières secondes de la piste, lui donnant un air purement psychédélique. Des percussions arrivent, avant que le clavier se modifie. Des guitares électriques avec un son voluptueux se lancent alors. Scott se met alors à chanter, suivi d’un choeur de femmes (Noires, je pense) chantant simultanément. Quelques guitares années 80, des trompettes vers la fin, des etc., et voilà notre piste en résumé. Le clip, quant à lui est visible sur Youtube, et donc théoriquement télédiffusé (ce qui justifie cette convulsion publique). En gros, c’est le destin qu’on voit de manière figurée, d’après moi. En effet, en résumé, il arrive sous forme humaine en voiture, arrive devant quelqu’un qui quitte sa voiture après avoir regardé de loin une femme couchée ayant l’air blasée et après avoir tartiné son visage de boue dans un trou. Le paysage est tout noir. Puis il lance des dés, ce Mr. Destin, avant que le quelqu’un parte en courant après avoir essayé de les récupérer (il a remué le sol farineux à la recherche). Après avoir vu ce bon vieux Scott jouer à la guitare et chanter, il est ensuite poursuivi par le destin en voiture (Épique! Excitant! À voir.). Enfin, l’homme courant dans la pénombre légèrement éclairée par des rayons termine sa course sur une butte, après avoir traversé un lac, le destin ayant lâché une pierre dans l’eau (d’ailleurs, son bras ressemble à celui d’un mannequin avec des sortes de montagnes alternées par des pointillés. Le Destin étant en smoking). Le quelqu’un tombe alors, mort. Sans oublier que le sol est parsemé d’une sorte de farine, comme dit plus haut. Ceci fit un scandale. Scott ayant d’ailleurs du, pour des interviewers, se justifier pour cette vidéo, durant un interview. Le clip n’ayant d’ailleurs rien à voir avec les paroles de la chanson, au passage.

La piste quatre, alias Sleepwalkers Woman (Femmes somnambules), est une pièce de musique purement classique avec des violons, des gongs, des contrebasses, un instruments à vent et une harpe, très calme et désuette, plutôt évolutive en crescendo. C’est très beau à écouter, je dirais même, merveilleux. Rien de très exceptionnel à signaler, question instruments, hormis un souffle audible au travers de l’instrument à vent, apparemment volontairement mis, pour probablement des questions d’avant-garde. Sauf que, si vous étudiez bien, la structure sonore ressemble à du rock, mais le rythme est très langoureux (la harpe qui rythme, les méthodes de jeu des instruments pouvant parfaitement être portés sur une guitare électrique). Ceci est cependant subjectif. 🙂

La piste 5, Track Five, est fort marquée du psychédélisme: On commence par des guitares dont le son frappe sur un bruit comparable à celui d’une corde frappée, puis qui résonne (un peu comme du cristal frappé). Puis des gargouillis d’une autre guitare (« rouuuh ») qui varient, un peu comme des notes. Quelques sons plus ou moins psychédéliques (des stridences. Scott et compagnie sont Ô combien inspirés par Luigi Russolo… Le maître-bruiteur… Je vais commencer à y croire, à force !). Et crac, changement: des battements progressifs assez rapides, puis un choeur de voix de femme (« aaaah… »). En-dessous d’un rock années 80. Scott chante par-dessus avec un écho dans la voix. Puis l’écho disparaît au bout d’un moment, la voix venant dans un plan plus en avant, d’ailleurs lorsque les instruments classiques apparaissent. Très mystérieux et agréable.

La piste 6 (Track Six) demeure un véritable fardeau sonore. Une atmosphère encore psychédélique, avec une batterie et des guitares électriques, le tout fort sombre, ouvrent la pièce. Le ton est ironique, blasé, hargneux, voire haineux. Scott avait l’air d’avoir un reproche à exposer. Ce rock est lent, oppressant. Puis au bout d’un moment, des sortes de cris de chevaux, des vibrations palpitantes, comme une barre métallique qui résonne comme un insecte, et qui fuse comme une brume, sur un orchestre inaudible de violons. Les guitares électriques continuent, tandis que Walker récite en lançant des mots hârdiment à chaque vibration (« And the ceilings are rising, and the ceiling are falling, … »). C’est épique. Puis, un fade-out. Rideaux.

La piste 7 est purement psychédélique. Toujours sans nom (Track Seven), et très sombre. Mais magnifique: l’atmosphère est au début oppressante, complexe, mais joliment langoureuse. On croirait une ville sous l’eau. Un rock arrive, avec un jeu de guitares électriques fort insolite. Quelques percussions, des instruments classiques amplifiés sur l’atmosphère profonde et voluptueuse, et voilà le résumé de la track, simple, mais efficace.

En tant que dernière piste (n°8), Walker nous a concocté une reprise de Blanket Roll Blues par Tennessee Williams et Kenyon Hopkins. C’est une piste qui, je dirais, conclue calmement cet album. Elle rassemble simplement quelques guitares (3, j’hypothèse) sur des paroles très surréalistes. Rien d’expérimental, hormis quelques jeux de corde (un TING très bref par exemple). Voilà, Climate of Hunter nous salue avant de s’en aller sur la pointe des cordes.

Cet album est un résultat d’une maîtrise parfaite du son. Mais comparé à Tilt (1995) ou à The Drift (2006), Climate Of Hunter garde des proportions plus standards. C’est à la fois bien (plus léger et supportable), mais aussi dommage (expérimentations moins palpitantes, en consséquence!). Une belle création novatrice sur de belles paroles. Quoi de mieux, comme festin musical !!!

Climate of Hunter est trouvable un peu partout sur le Web, même sur Deezer, regardez-donc. Aucun lien de téléchargement je donnerai, donc.

Enjoy!

Note personnelle : ★★★★★ (Un chef d’oeuvre, par un chef) [5/5]

[Autre] Un p’tit peu de promo

Couverture partielle

Bon, alors c’est pas pour m’en mettre plein les fouilles, mais voilà un petit lien qui peut vous intéresser, en fait c’est un site que j’ai ouvert, avec des pistes sonores de ma confection, que je partage. L’écoute est en effet gratuite, mais le titre est payant. Regardez un peu si vous aimez l’alternatif ambiant (amateur)… Cet album est une démo et coûte 2,30€. L’acheter en entier offre 2 titres supplémentaires.

http://exponential2.bandcamp.com/

Tracklist:
1. Intro (00:28)
2. Track Two (00:31)
3. Night (04:36)
4. The Spirit’s House (01:17)
5. Unhope (02:36)
6. Forest (04:05)
7. Long Travel (03:50)
8. Plainte [Old intro] (00:16)
9. Sparks [Outtake] (03:53)
10. Whistle in the dark [Demo] (00:28)

Les titres en rouge ne sont disponibles qu’en achetant l’album. Le dernier n’est qu’une courte démo.

Bonne écoute !
Matthias

Titre: The Heart’s Filthy Lesson
Date de sortie: 1995
Type: Variable (Vinyle format 7″ et 12″ / CD)
Genre: Rock (alternatif/art), Metal avant-gardiste
Membres: Identiques à ceux d’Outside, + Tim Simenon et Trent Reznor ft. Dave Olgivie
Pistes: Variable
Tracklist (en tout):
The Heart’s Filthy Lesson (Rubber Mix) – (7:41)
The Heart’s Filthy Lesson (Radio Edit) – (3:33) [version abrégée, alias Edit]
The Heart’s Filthy Lesson (Trent Reznor Alternative Mix) – (5:19) [alias Alt. Mix, Alternative Mix, Reznor Mix]
The Heart’s Filthy Lesson (Bowie Mix) – (4:57) [Alias album version, original mix, …]
The Heart’s Filthy Lesson (Good Karma Mix by Tim Simenon) – (5:01) [alias Simenon Mix, Karma Mix, Good Karma Mix]
The Heart’s Filthy Lesson (Simple Test Mix) – (6:38)
The Heart’s Filthy Lesson (Filthy Mix) – (5:51)
I Am With Name (Album Version) – (4:06) [Sans le Segue]
Nothing To Be Desired – (2:16) [base d’un Outtake]

Ceci est un CD de promotion non-public contenant des mixes rares de The Heart’s Filthy Lesson (cependant quasiment tous trouvables dans la Bowie Box/Outside Deluxe), I Am With Name sans le segue (nommé Album Version par erreur alors que c’est un edit, vu que le Segue est absent) et la base d’un outtake qui était à l’époque très rare, qui est Nothing To Be Desired, l’outtake entier étant totalement introuvable de nos jours (Car avant, il l’était 😕 ).

Ce CD de promotion est aujourd’hui en vente entre 7€ et 13€ sur des sites de vente en ligne. Aucun intérêt de l’acheter, sauf pour la collection ou pour bénéficier de titres absents dans la Bowie Box: Des remixes sont introuvables nulle part autre que sur le CD de « The Heart’s Filthy Lesson », ce sont le Radio Edit et la version sans Segue de I Am With Name. Leur absence peut être justifiée par le fait qu’ils n’aient rien de très innovant.

Outtakes: éléments retirés
Bootleg: copie pirate d’un enregistrement, extériorisée sur le Web ou par support de stockage, provenant de studios privés ou de concerts publics, légal si aucun titre n’a été/sera publié publiquement. Légalité pouvant aussi dépendre du choix de l’artiste.

Titre: Multiples
Date de sortie:
Something Really Fishy: 2006 [REFUSÉ]
8.Outsiders: 1996 [REFUSÉ + NON-OFFICIEL]
9.Outsiders: 1997 [REFUSÉ + NON-OFFICIEL]
Leon: 2003 [NON-OFFICIEL, SEULEMENT 2 SEMAINES SUR BOWIEAUDIO.COM]
Date d’enregistrement: Été 1994
Type: bootleg
Genre: Expérimental, Électronique, Ambiant, « cyber-punk », voire de manière trop globale, classé dans l’industriel.
Membres: Ceux d’Outside (cf. plus bas)
Pistes: Nb. Inconnu
Tracklist (partielle, avec les noms évocateurs entre parenthèse):

1. I’d Rather Be Chrome [5:25] / We’ll Creep Together (Mellow) [~5mn.]
2. Inside [22:07]

  • I Am With Name (Out)
  • She Should Be There (Out)
  • Segue – Nathan Adler (Out)
  • Segue – Ramona A. Stone (Out)
  • She’s All I’ve Got (We’ll Creep Together)
  • The Chrome (We’ll Creep Together)
  • Sensation / The Leek Soldiers (Out1)
  • Fly Boy (Out1)
  • Segue – Nathan Adler (Out1)
  • Creep (She Should Be There Part.II / Segue – Algeria Touchshriek) (Out1)

3. Dead Men Don’t Talk (alias dead) [1:40 extended, ou 1:19] -> véritablement issu d’Earthling
4. Nothing To Be Desired [2:15] (alias nothing) / Unknown [le tout: 5:15]
5. Inside The Motel [1:54]
6. Get Real [2:54]
7. The Enemy Is Fragile (alias Leon) [4:11]
8. Baby Fingers [5:10] (alias Baby, seulement 00:07 secondes publiées)
9. Leon Takes Us Outside / Choir (aka The First Time, Fire!, Fire Free) [6:50]
10. OK Riot (alias riot) [1:21]

Plus:
My Death
I’m Afraid Of Americans (alias Dummy, The Animals)
Andy Wharhol
Boys Keep Swinging
Breaking Glass
DJ
etc.

D’autres pistes existent, mais on ne connaît pas leur titre, ou elles sont inconnues du grand public, voire ont disparu.
Source partielle, informations venant aussi de divers internautes tels que KingOfUm, que je remercie au passage pour ses déboursements afin de partager ses ressources d’outtakes, et divers autres forums comme TeenageWildLife, et MindWarp Pavilion (pour le bootleg « home-made »).

1.Outside fut originellement une « jam-session » nommée « Leon », répartie sur 2 CDs nommés respectivement Outside et Leon, faisant en tout 3h30, formée de parlés appelés « Segues » (interludes), dans lesquels les personnages racontent la sombre histoire d’Outside, sur une atmosphère glauque, de sortes de musiques d’ambiance, et de titres déjà conçus de Bowie mais remixés d’une manière tordue pour l’occasion (Andy Warhol, Breaking Glass, DJ, Boys Keep Swinging, etc.) à Montreux (Suisse), puis dans Londres. Le travail commença en été 1994, et a conservé le même objectif que l’Outside public de nos jours. Cette « jam session » d’expérimentation artistique qualifiée aveuglante et orgiastique par David Bowie lui-même, fut qualifiée d’une manière concrètement juste: aucun éditeur de l’époque ne voulait publier cette musique jugée trop anti-commerciale, prétendant que ceci serait trop dangereux/risqué pour l’époque. Bowie a finalement migré vers New-York City pour modifier Leon. Il a complètement réorganisé; tout ce qui n’allait pas: on vire. Il a ainsi enterré le CD N°2 contenant les segues et les atmosphères glauques (Leon, alias Inside, le matériel en prime, quoi), et a rajouté quelques titres sur le CD restant (I Have Not Been To Oxford Town, A Small Plot Of Land etc.), celui d’Outside, pour finalement sortir l’album 1.Outside tel que nous le connaissons aujourd’hui. Malgré l’arrangement, Bowie fut déçu, lui et ses compagnons, du refus de publication, car Leon était tel qu’ils aurait voulu qu’Outside soit vraiment. Plusieurs titres de Leon ont cependant été remixés (ou non) avant d’être placés dans le CD n°1. Ce sont entre autre Leon Takes Us Outside, I Am With Name, et Wishful Beginnings. On bénéficie donc d’un peu de Leon dans Outside. Leon a ses propres caractéristiques musicales: vous reconnaîtrez son genre à son allure musicale statique et ambiante.

Deux autres outtakes ont par la suite fait surface 9 ans plus tard en 2004: Get Real et Nothing To Be Desired (base d’un outtake publié de manière autonome sur des Face B de CDs de promotion. Cf. The Heart’s Filthy Lesson, plus bas), dans Outside Deluxe (édition limitée) et la Bowie Box (Cette box étant en gros, une compilation des 5 derniers albums de Bowie, de 2 CDs, le 1 étant l’original, et le deuxième contenant des outtakes, des remixes, etc.), ainsi que le CD promo The Heart’s Filthy Lesson (Lui, en 96, non-officiellement) pour Nothing To Be Desired.
Par la suite I’m Afraid Of Americans (Initialement nommé Dummy, puis The Animals), en coopération avec Trent Reznor (ayant remixé) pour le film Show Girls.

Concernant les résultantes des remixes, I Am With Name voit ses percussions devenir redondantes et moins froides, ses guitares électriques moins poussées grâce à un effet d’écho et de perspective, et sa durée est raccourcie (4:02 minutes au lieu de 10:20, 22:07 si on compte tout le titre). La qualité est d’ailleurs bien mieux, celle de la session Leon d’origine ayant été passable car les titres pas été remasterisés. L’aspect de la musique a changé question répartition des paroles, etc., sans oublier que cette version vous assomme moins le cerveau. ^^ Leon Takes Us Outside, quant à lui, n’a pas l’air d’avoir changé sinon en durée, si j’en juge la réaction peu éprouvée du rédacteur des outtakes d’Outside de ce site que j’ai cité plus haut (en tant que source à mes tracklists).

L’ancienne version d’1.Outside a certes été oubliée et enterrée, mais un jour, 70 minutes d’outtakes de Leon se sont cependant finalement retrouvés, en 1996, streamés sur des CDs (1 CD-Rom pouvant théoriquement contenir approximativement 1 heure, ce qui me paraît logique qu’il n’y ait que 70 minutes) pour des raisons commerciales. La vente fut encore refusée: Sauf qu’en 2003, pendant qu’il prenait la poussière, des personnes extérieures au studio sont tombés sur ce CD, et l’ont transmis sur le Web sur BowieAudio.com. Des rumeurs racontent que ce serait plutôt 9 heures qui furent publiées (Ce qui m’étonnerait). Des personnes ont ensuite repris les titres et les ont assemblés, voire remixés, sous plusieurs compilations surnommées Outside outtakes par les fans. Le premier streamer de ces titres étant Essexboy (un mec du studio de Montreux, sans doute…) ayant en effet streamé en 2003 des outtakes d’un CD qu’il eut trouvé à Montreux avant de les proposer (publier?) sur BowieAudio.com. « Tout a commencé avec un out3.mp3 », selon un fan, un autre ayant ajouté que « sans doute que le Inner Circle les ont » (je sais pas qui c’est, personnellement). Un deuxième streamer, !00%8r!7 (100%Brit) a fait de même. Les fanatiques de Bowie ont ensuite téléchargé et reconnu des critères (dans les chansons) semblables à ceux d’Outside, émettant l’hypothèse d’outtakes; Gabrels a été par la suite interrogé; et, d’ailleurs surpris de retrouver ces oeuvres si lointaines, a confirmé sur son site que c’étaient effectivement bien des outtakes, et a même reconnu un titre (The Enemy Is Fragile). La chasse aux outtakes venait à peine de commencer… Par la suite, en 2006, Bowie a finalement intenté (après 12 ans d’attente) une publication d’outtakes remasterisés/retitrés sous le nom de « Something Really Fishy, The 1. Outside outtakes » à l’industrie du disque, en fait, un album rassemblant plusieurs fragments (les plus intéressants) de la session originale d’Outside trouvés dans les studios de Montreux. Ceci fut un échec, car l’album fut considéré par l’éditeur comme commercial (ironie du sort). Bowie, déçu par ce refus de publication, a ensuite personnellement streamé cet album sur le Web, afin de ne créer aucune réelle perte, les fans ayant d’ailleurs apprécié cet acte. L’album, malgré sa répansion relativement très étendue pour un bootleg, n’est pas tellement connu du grand public (Le genre expérimental étant très restreint).
Par le fait que ces outtakes aient subitement surgi, durant un moment, des copies de bootlegs furent d’ailleurs illicitement vendues sur des sites d’échange comme eBay entre 2003 et 2006, pour la somme qui s’estimait entre 10£ et 40£. C’étaient les bootlegs cités plus haut (Something Really Fishy, 8.Outsiders, 9.Outsiders), ou des bootlegs « home-made » (personnalisés). Lisez le nota sous l’exemple de bootleg home-made plus bas pour avoir plus d’infos.

Le bootleg le plus connu étant incontestablement Something Really Fishy par David Bowie, le plus officiel, contenant une cinquantaine de minutes d’outtakes bien remixés (La qualité originale étant d’ailleurs mystérieusement déplorable pour un studio, surtout que c’est incroyable d’avoir si bien remasterisé comparé à la qualité initiale !!!), les autres compilations n’étant guères trouvables, telles que 8.Outsiders (contenant des démos/clips en prime), et 9.Outsiders (Avec son Dead Men Don’t Talk).

Selon Bowie, il a été enregistré en tout 24 heures de matériaux d’Outside (un matériel étant une version d’un titre stocké dans un studio, en effet « matérialisé »), véritablement 70 heures, si on compte les titres identiques, ou expérimentaux/inintéressants (incluant le concert live dont on ne tiendra pas compte, car il ne fut pas publié sous forme d’album), les 24 heures étant en effet des outtakes ou des titres non-publiés, donc par conséquent, la suite! 🙂 (Bowie étant en train d’essayer de trouver un créneau pour trier les titres afin de pouvoir sûrement, un jour, enfin sortir 2.Contamination…).

Voici ma vision sur la ligne d’histoire d’Outside:

Story Line

Ceci n’est qu’une hypothèse ;).
Concernant le contenu des pistes d’origine, ces musiques peuvent être difficilement appelées telles, tant par leur expérimentations poussées, que par leur absence de thème musical (ce sont des atmosphères/karaokés fantomatiques avec quelques instruments sur des effets électroniques et des récitations/chants quasi-incantatoires plus qu’autre chose…), et que par leur étrangéité sur le plan récitation des paroles. Ce sont des sketches dont les personnages seraient sortis de scène, plutôt que des musiques. J’ajoute que s’il y a un thème musical, il est effroyablement instable (cf. The Enemy Is Fragile) ou statique (Wishful Beginnings, Get Real, etc.). À noter qu’une grosse partie de la session appelée « Inside » fait 22:07 minutes sans interruption, dans laquelle on peut distinguer des Segues de la session d’1.Outside (la version publique), légèrement différents, ce qui nous permet de conclure que la version initiale d’Outside contient le même scénario qu’Outside en version publique, mais répartie d’une façon plus bazardeuse, et dont les expérimentations sont plus ambiguës, les Segues de la version publique étant récités séparément (sauf dans I Am With Name où Nathan Adler parle au-dessus de la musique…), et favorisant avant tout un thème musical plutôt que des expérimentations pures.

Something Really Fishy (intérieur, couverture + arrière)

8.Outsiders (couverture et arrière) :

9.Outsiders (couverture/arrière-couverture + arrière) :

Un exemple de bootleg « home-made » (qui ne m’appartient pas) :

Source

Nota: L’exemple ci-dessus est un bootleg créé par un particulier par ses propres moyens, ou sans doute un professionnel qui a illégalement détourné des appareils.

En gros, si vous êtes fan et que vous tombez dessus, c’est toujours intéressant à écouter, mais seulement pour l’intérêt. Ce n’est que peu audible et chaotique, et peut voire même effrayant. Ce n’est pas tellement de la musique. Plutôt un sketch sur de la musique expérimentale dans lequel les personnages seraient sortis de scène, comme je l’avais dit plus haut. De plus, ceci n’est qu’une mince partie des outtakes, autant vous dire que peu d’entre eux se sont échappés des studios (70 min. sur 3h30, et seulement 50 minutes trouvables). Autre que les outtakes, des démos sont, j’ajoute, aussi disponibles (De A Small Plot Of Land, The Heart’s Filthy Lesson, The Motel, des démos simples à but d’expérimentation non-publiées, …) sous l’EPK ou dans certains bootlegs, ainsi que quelques clips, comme Inside Outside (Vidéo RAM de 13:59, qui est véritablement Outside EPK), Outside (Clip QuickTime de 14 secondes faisant défiler les personnages d’Outside), et Hallo Spaceboy (Clip de 2 secondes issu du clip QuickTime cité avant). Il y a sûrement d’autres clips. Vous pourrez en entendre parler, mais inutile de demander aux gens, car ils garderont égoïstement leurs trouvailles (fait constaté par mes recherches ainsi que d’autres rechercheurs), que ce soient des clips, ou de la musique, car à l’époque, ces personnes ont payé le téléchargement. Des pistes sont d’ailleurs irrécupérables, comme des fragments de We’ll Creep Together (Mellow), car étant endommagés (du bruit blanc au-dessus). Un raccord s’est manifestement à moitié déconnecté durant l’enregistrement.

Je dois aussi ajouter, pour les fans, que Leon étant un bordel pas possible, plusieurs pistes ont plusieurs apparitions sous plusieurs noms/divisions, souvent avec plusieurs qualités. Voici la liste :

  • « Little Brummer Boy » (alias leon_15_minutes.rm) est la piste 6 de Something Really Fishy (I Am With Name + She’s All I’ve Got en qualité basse).
  • « Crone 1-2 » = I’d Rather Be Chrome / We’ll Creep Together
  • « We’ll Creep Together » = She’s All I’ve Got
  • « We’ll Creep Together (Mellow) » = We’ll Creep Together
  • « Hello Leon » = The Enemy Is Fragile (Something Really Fishy)
  • « We Creep Together » = She’s All I’ve Got, We’ll Creep Together (confondus dans Something Really Fishy, séparés sous forme de « Parts »: n°1, n°2, etc.)
  • « I Wanna Be » = I’d Rather Be Chrome » (Something Really Fishy)
  • « The First Time » = Choir (titre à vérifier) (Something Really Fishy)
  • « Hide Me » = She Should Be There (Something Really Fishy)

Regardez aussi les noms alternatifs au-dessus. Ne cherchez donc pas plus loin, si vous les cherchez. ^^

Liens intéressants:

» The 1.Outside outtakes

» Outtakes (sur Wikipedia)

» Syllannibal nous en dit un peu plus + Téléchargement de Something Really Fishy

En bref, Outside fut initialement une session fructueuse en développement, mais ayant donné des résultats plus ou moins satisfaisants, vu le refus exposé des éditeurs. Les fans de musique expérimentale sauront apprécier cependant ces outtakes farfelus. Bowie a maintenant environ 24 heures de matériel sous les dents, ce qui sera long à analyser. Mais il va faire des efforts, selon des rumeurs encore une fois, il va les remixer et les trier, afin de publier ses oeuvres, qui sortiront sûrement dans un album avec le plus d’outtakes possibles, et ceci d’ici 2012/2013. À suivre… Ou pas!

N’oubliez pas que Leon n’est pas 2.Contamination, sinon 1.Outside en plus complet. Celui officiel étant incomplet, Leon contient en conséquence une petite suite. Mais seulement la transition vers 2.Contamination. Mais personne ne sait si Leon achève véritablement toute l’histoire d’Outside (si le meurtrier a été trouvé). On ne peut qu’attendre !

Nota important :
Une frauduleuse tracklist de 2.Contamination circule actuellement sur le Web; Ne vous y fiez pas, c’est une fausse tracklist effectuée pour des raisons inconnues, ressemblant à, sinon étant, celle-ci:

1. segue – A Brief Inquisition (0:45)
2. Contamination (5:13)
3. Ebola Jazz (4:28)
4. A Fragmented Line (2:06)
5. The Hive Of No Desire (5:33)
6. segue – The Mad Ramblings of Long Beard (1:15)
7. Ill Refute (5:06)
8. A Tribe From The Ghost Plains (4:33)
9. Drawing A Blank (3:48)
10. Mausoleum (4:25)
11. Serengeti Song (7:34)
12. segue – The Fever Is Still (0:32)
13. Dream Child (5:52)
14. Crazed In The Hot-Zone (4:51)
15. Wiredlife (3:03)
16. Verona No More (3:55)
17. The Only Part Of My Days (4:43)

Couverture
Couverture du faux 2.Contamination

Arrière
Arrière du faux 2.Contamination

Méfiance, donc 😉

Couverture de 1.Outside Deluxe (Dans la Bowie Box)

Radio Edit: Version raccourcie d’un titre (de 2’20 » à 4’30 »), et/ou extirpée de contenu dit « explicit », visant à l’origine à être radio-diffusée.

Titre: 1.Outside Deluxe
Type: CD Collector – Limited Edition [Outside + CD supplémentaire]
Genre: Electro, Jazzy, Math/Art/Noise rock, Expérimental, Metal avant-gardiste
Membres: Ceux d’Outside, plus Trent Reznor de Nine Inch Nails (pour le remix alternatif de The Heart’s Filthy Lesson) & Dave Olvigie (un éditeur de musique spécialement industrielle) et Tim Simenon
Tracklist:

1. The Heart’s Filthy Lesson (Trent Reznor Alternative Mix)
2. The Heart’s Filthy Lesson (Rubber Mix)
3. The Heart’s Filthy Lesson (Simple Test Mix)
4. The Heart’s Filthy Lesson (Filthy Mix)
5. The Heart’s Filthy Lesson (Good Karma Mix par Tim Simenon)
6. A Small Plot Of Land (Basquiat OST Version)
7. Hallo Spaceboy (12″ Remix) [Véritablement Pet Shop Boys Mix]
8. Hallo Spaceboy (Double Click Mix)
9. Hallo Spaceboy (Instrumental) [Version instrumentale du mix Double Click]
10. Hallo Spaceboy (Lost In Space Mix)
11. I Am With Name [Ils ont mis accidentellement la version originale, au lieu de la version Leon, ou de l’edit sans Segue]
12. I’m Deranged (Jungle Mix)
13. Get Real <outtake>
14. Nothing To Be Desired <outtake>
 

Ce CD n’est évidemment plus en vente, comme vous avez pu le constater, en comparant avec l’année de production que j’ai indiquée dans le titre, largement dépassée ^^. Cependant, vous pourrez toujours trouver ce CD supplémentaire dans le David Bowie Set Box, toujours en vente aujourd’hui (Quoique… Dans quelques années, il aura disparu, j’en ai peur…), et dont la couverture est celle que j’ai mise ci-dessus (Celle d’Outside Deluxe, celui publié en 2004, étant identique à celle d’Outside en CD). La Bowie Box contenant, je le précise, les 5 derniers albums de Bowie dans lesquels il y a deux CDs, le premier l’officiel, et le second contenant des remixes peu répendus. Très intéressant à posséder, et moins coûteux que de retrouver les vinyles un par un…!

Les musiques sont complexes en son, on s’en serait douté!! 😀

  • le premier remix de The Heart’s Filthy Lesson, Alternative Mix, a été fait par Trent Reznor, en coopération avec David Bowie pour la base et Dave Olvigie pour le remix. Il est d’influence électro, et est très intéressant à écouter. Complexe en bruitages, on a des couleurs plutôt « feu » de la chanson originale. Un radio edit (version raccourcie) existe (de 2 minutes), ayant été distribué sous forme de cassette gratuitement en accompagnement avec le magazine RAW durant un moment.
  • Le Rubber Mix (littéralement Mix Caoutchouc) est tout l’inverse: c’est un rock progressif, voire « Art », très calme, reposant, voire un peu longuet vers la fin, constitué de synthétiseurs, de guitares sèches, électriques et de percussions plutôt funk. Intéressant à voir aussi.
  • Le Simple Test Mix et Filthy Mix (Respectivement Mix simplement à but de tests et Mix Crasseux) sont quant à eux plutôt réservés à but de tests. On voit Bowie qui se lance dans un scat durant toute la durée des deux chansons, une sorte de robotique et monotone « PABAP, PABAP, PAP » qui, selon moi, rebute dès les premières écoutes. Ce scat est aussi présent au début du mix Rubber. Ces deux chansons sont des petits tests de rock bruitiste voire de métal avant-gardiste, contenant majoritairement des extraits des autres mixes mais sans la voix de Bowie. Ce sont des mixes plutôt que des musiques.
  • Le dernier, Good Karma Mix (by Tim Simenon), est un morceau très intéressant à écouter, tant par sa tendance à l’expérimentation du son que par ses tests ambigus. C’est l’original, ni plus ni moins, mais avec des sonorités différentes. Par exemple, l’intro est plus courte. Le son des guitares plus travaillé. Un écho dans la voix de Bowie, voire un effet de profondeur au refrain (à « Something in our skies, … »). Autre truc étonnant, vers la fin, on croit qu’un guitariste court en s’éloignant du micro tout en jouant. Très étonnant la première fois.

Ceci étant dit, passons au mix suivant, qui est A Small Plot Of Land, la version remixée par rapport à l’original, tirée du film sur Basquiat, d’où le titre A Small Plot Of Land (Basquiat OST Version). En fait, c’est A Small Plot Of Land en bien plus court (4 minutes plus court !!!), et bien différent. Il y a par exemple un choeur type basque (pour faire allusion à Basquiat, qui est un mec :P) vers la fin, des sortes de sifflements au bout des paroles (déjà présents dans la version originale, mais bien masqués), et sans guitare. Il y a aussi un écho redondant, et toujours cette impression si émouvante de A Small Plot Of Land, étant à l’origine un morceau devant toucher celui qui écoute. L’atmosphère est plus caverneuse, mais il y a cependant toujours des violons pour accompagner l’atmosphère entraînante de ce morceau. C’est apparemment une version extraite de la version originale, sauf qu’il n’y a aucun synthétiseur, cependant légèrement réadaptée (le choeur basque).

Ensuite se trouvent des remixes de Hallo Spaceboy, qui furent tout comme The Heart’s Filthy Lesson, publiés sous forme de vinyle. Le remix 12″ n’est pas un groupe ni quoi que ce soit d’autre que le format vinyle dans lequel il a été publié. Ce sont les Pet Shop Boys qui eurent remixé ce morceau-là. Atmosphère au départ impressionnante, puis touches arabesques au bout d’un moment, etc. Le mix Double Click est quant à lui très émouvant. C’est un électro sympathique qui nous accueille, avec ses effets vibration et chiptune. Puis un effet aquatique légèrement chaotique vient. Tout a l’air calme, mais ceci est piégeux, car après que Bowie dise « This chaos is killing me », c’est là que le chaos dont il parle, celui qui réside dans son cerveau habité, intervient! Une sorte de brume pittoresque, accompagné de bruits de fer inaudibles, et d’une sorte de disque infernal qui tourne en vitesse quasi-mortelle, tout cela vous balance dans les pensées chaotiques de Bowie. Puis des battements sournois viennent en crescendo, avant que le tout s’arrête, sauf la brume qui se met à fuser, comme si ça s’arrangeait (ou presque, vu sa distorsion). Heureusement, ce passage chaotique ne revient plus. Bowie s’est, dans cette chanson, carrément lâché. ^^ La suite revient comme au départ, un truc complexe mais calme. Le mix instrumental est identique, juste sans paroles. Je passerai donc.
Passons plutôt au mix Lost In Space. Le début semble complexe, une sorte de brume statique, qui oscille. Reviennent des critères semblables au mix Double Click, le disque qui tourne, etc., le thème electro, et tout ça. Ce mix est cependant pas mal, car reprend des sonorités du mix Double Click qui n’étaient que peu considérées. On les voit donc ici, en avant-plan. Le thème musical est quant à lui statique tel la brume.

Les deux derniers titres, Get Real et Nothing To Be Desired sont des outtakes, c’est-à-dire des titres originellement retirés d’Outside. Get Real nous fait découvrir une atmosphère rock très classique, type progressif, et tonique. Intéressant à écouter. Nothing To Be Desired, lui, est à l’inverse un morceau très mystérieux. Une sorte de lavage de cerveau: « Nothing to be desired, change your mind changing, and there’s nothing to be desired ». Voici le résumé des paroles. Au début, un morceau de piano assez chaotique, une guitare punk, puis des sonorités disco dissonantes, qui « tanguent ». Quelques sons expérimentaux, et voilà de quoi est fait Nothing To Be Desired, apparemment un rare outtake.

En bref, cet album est de loin une oeuvre absolument et incontestablement fantastique, qui est à tout prix à écouter, si vous aimez l’avant-gardisme, qui touche plus particulièrement à l’expérimental bruitiste.

Note personnelle : ★★★★ (Très bon) [4/5]

Couverture de 1.Outside

Titre: 1.Outside
Type: CD Single
Genre: Art/Math/Noise Rock, Expérimental, Jazzy, Protopunk, Rock Folklorique, …
Membres: David Bowie, Brian Eno, Reeves Gabrels, Erdal Kizilcay, Mike Garson, Sterling Campbell, Carlos Alomar, Joey Baron, …
Pistes: Single: 19

Tracklist:
1.Leon Takes Us Outside (1:25)
2.Outside (4:04)
3.The Heart’s Filthy Lesson (4:57)
4.A Small Plot Of Land (6:34)
5.Segue – Baby Grace (A Horrid Cassette) (1:39)
6.Hallo Spaceboy (5:14)
7.The Motel (6:49)
8.I Have Not Been To Oxford Town (3:47)
9.No Control (4:33)
10.Segue – Algeria Touchshriek (2:03)
11.The Voyeur Of Utter Destruction (As Beauty) (4:21)
12.Segue – Ramona A. Stone / I Am With Name (4:01)
13.Wishful Beginnings (5:08)
14.We Prick You (4:33)
15.Segue – Nathan Adler (1:00)
16.I’m Deranged (4:31)
17.Thru’ These Architects’ Eyes (4:22)
18.Segue – Nathan Adler #2 (0:28)
19.Strangers When We Meet (5:07)

1.Outside, la première pièce de la trilogie sans nom de David Bowie, a été le fruit d’un développement tortueux entre 1994 et 1995. Cet album marque la retrouvaille entre Bowie et Brian Eno, célèbre technicien du son qui donna cette atmosphère sonore à l’album, et Mike Garson, le pianiste de Aladdin Sane.

Cet album est un album-concept, ayant une vision futuriste dérisoire du 21ème siècle, mêlant art et crime. Oui, car l’histoire est celle d’un inspecteur nommé Nathan Adler, inspectant sur la mort d’une jeune fille nommée Baby Grace Blue, fille de 14 ans de Ramona A. Stone, Baby justement tuée par une entreprise secrète nommée la « Art Crime Inc. », occasionnant des crimes en série tout en art. Chaque piste constitue donc l’histoire. Quand Bowie ne peut pas exprimer de manière musicale des pièces de l’histoire, il raconte via un Segue (J’vous préviens, ils sont ch*ants…), un Segue étant un standard pour désigner une transition. Je tiens à vous signaler, tant que j’y suis, que musicalement, cet album n’est pas inspiré de Nine Inch Nails, contrairement à ce qu’on peut dire, mais de Scott Walker.

Outside est sûrement une pièce rare à collectionner. Chaque piste a ses ambiances uniques, son atmosphère à elle, et aucun morceau ne se ressemble. Dès le premier morceau, on peut tout de suite distinguer l’aspect complexe, chaotique, et parallèle d’Outside. Le nom de cet album vient, d’après l’auteur en personne, du fait qu’il n’eut pas tellement l’occasion de sortir dehors (Outside signifiant Dehors!). Il voulait donc exprimer la ville dysfonctionnelle, la mentalité médiocre des gens, et leur capacité à pouvoir s’entretuer, le tout implicitement exprimé de manière figurée dans tout l’album.

Les musiques se voient dotées de touches expérimentales du à la présence du célèbre Brian Eno, retoucheur technique du son. Sans lui, je pense qu’Outside ne serait pas tel que nous l’avons aujourd’hui. David a déjà pas mal développé l’aspect complexe et expérimental, mais Brian l’a porté à son paroxysme.

Je disais donc, chaque piste est d’une incroyable finesse dans le travail du son. Chaque piste a été soigneusement traitée au son près, ce qui donne ce résultat, une musique émouvante et si expressive, comme disait mon pote Val, « c’est du pur son » ! ^^ C’est vraiment agréable, aujourd’hui, d’écouter une musique si intemporelle qui garde tout son aspect, malgré la soupe commerciale d’aujourd’hui.

Je ne donnerai aucun lien de téléchargement, car cet album est copyrighté.
Vous pouvez l’acheter online, voici un exemple de site:

» Acheter 1.Outside online

Note personnelle : ★★★★ (Simplement indémodable et toujours aussi lunaire)

Présentation

Bon, voilà, présentation simple mais efficace:

Ce blog traite en priorité de la musique avant-gardiste, sans pour autant défavoriser la musique académique sérieuse, c’est-à-dire que je ne parlerai pas de la soupe commerciale (je sais, j’en fais une obsession), du moins, je n’en parlerai pas en tant qu’exemple. Cette « musique » n’est que l’oeuvre de personnes obsédées par l’argent ou par l’idée d’être célèbre, bâclant ou se faisant mâcher le travail par des experts, en conclusion ruinant l’art, le vrai, le beau.

La musique avant-gardiste (sous-classe de l’avant-garde) est un mouvement totalement contraire à l’académique, utilisant des méthodes non-standard, en bref. Comme sous-classe, nous pouvons citer:

  • Le psychédélique
  • L’expérimental
  • Le math rock
  • Le space rock
  • L’art rock

etc.

Des exemples d’artistes, des échantillons de musique, des couverture, etc., seront à venir.

Adresse e-mail: avgardisme[AT]gmail[POINT]com