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Titre: The Heart’s Filthy Lesson
Date de sortie: 1995
Type: Variable (Vinyle format 7″ et 12″ / CD)
Genre: Rock (alternatif/art), Metal avant-gardiste
Membres: Identiques à ceux d’Outside, + Tim Simenon et Trent Reznor ft. Dave Olgivie
Pistes: Variable
Tracklist (en tout):
The Heart’s Filthy Lesson (Rubber Mix) – (7:41)
The Heart’s Filthy Lesson (Radio Edit) – (3:33) [version abrégée, alias Edit]
The Heart’s Filthy Lesson (Trent Reznor Alternative Mix) – (5:19) [alias Alt. Mix, Alternative Mix, Reznor Mix]
The Heart’s Filthy Lesson (Bowie Mix) – (4:57) [Alias album version, original mix, …]
The Heart’s Filthy Lesson (Good Karma Mix by Tim Simenon) – (5:01) [alias Simenon Mix, Karma Mix, Good Karma Mix]
The Heart’s Filthy Lesson (Simple Test Mix) – (6:38)
The Heart’s Filthy Lesson (Filthy Mix) – (5:51)
I Am With Name (Album Version) – (4:06) [Sans le Segue]
Nothing To Be Desired – (2:16) [base d’un Outtake]

Ceci est un CD de promotion non-public contenant des mixes rares de The Heart’s Filthy Lesson (cependant quasiment tous trouvables dans la Bowie Box/Outside Deluxe), I Am With Name sans le segue (nommé Album Version par erreur alors que c’est un edit, vu que le Segue est absent) et la base d’un outtake qui était à l’époque très rare, qui est Nothing To Be Desired, l’outtake entier étant totalement introuvable de nos jours (Car avant, il l’était 😕 ).

Ce CD de promotion est aujourd’hui en vente entre 7€ et 13€ sur des sites de vente en ligne. Aucun intérêt de l’acheter, sauf pour la collection ou pour bénéficier de titres absents dans la Bowie Box: Des remixes sont introuvables nulle part autre que sur le CD de « The Heart’s Filthy Lesson », ce sont le Radio Edit et la version sans Segue de I Am With Name. Leur absence peut être justifiée par le fait qu’ils n’aient rien de très innovant.

Couverture de 1.Outside Deluxe (Dans la Bowie Box)

Radio Edit: Version raccourcie d’un titre (de 2’20 » à 4’30 »), et/ou extirpée de contenu dit « explicit », visant à l’origine à être radio-diffusée.

Titre: 1.Outside Deluxe
Type: CD Collector – Limited Edition [Outside + CD supplémentaire]
Genre: Electro, Jazzy, Math/Art/Noise rock, Expérimental, Metal avant-gardiste
Membres: Ceux d’Outside, plus Trent Reznor de Nine Inch Nails (pour le remix alternatif de The Heart’s Filthy Lesson) & Dave Olvigie (un éditeur de musique spécialement industrielle) et Tim Simenon
Tracklist:

1. The Heart’s Filthy Lesson (Trent Reznor Alternative Mix)
2. The Heart’s Filthy Lesson (Rubber Mix)
3. The Heart’s Filthy Lesson (Simple Test Mix)
4. The Heart’s Filthy Lesson (Filthy Mix)
5. The Heart’s Filthy Lesson (Good Karma Mix par Tim Simenon)
6. A Small Plot Of Land (Basquiat OST Version)
7. Hallo Spaceboy (12″ Remix) [Véritablement Pet Shop Boys Mix]
8. Hallo Spaceboy (Double Click Mix)
9. Hallo Spaceboy (Instrumental) [Version instrumentale du mix Double Click]
10. Hallo Spaceboy (Lost In Space Mix)
11. I Am With Name [Ils ont mis accidentellement la version originale, au lieu de la version Leon, ou de l’edit sans Segue]
12. I’m Deranged (Jungle Mix)
13. Get Real <outtake>
14. Nothing To Be Desired <outtake>
 

Ce CD n’est évidemment plus en vente, comme vous avez pu le constater, en comparant avec l’année de production que j’ai indiquée dans le titre, largement dépassée ^^. Cependant, vous pourrez toujours trouver ce CD supplémentaire dans le David Bowie Set Box, toujours en vente aujourd’hui (Quoique… Dans quelques années, il aura disparu, j’en ai peur…), et dont la couverture est celle que j’ai mise ci-dessus (Celle d’Outside Deluxe, celui publié en 2004, étant identique à celle d’Outside en CD). La Bowie Box contenant, je le précise, les 5 derniers albums de Bowie dans lesquels il y a deux CDs, le premier l’officiel, et le second contenant des remixes peu répendus. Très intéressant à posséder, et moins coûteux que de retrouver les vinyles un par un…!

Les musiques sont complexes en son, on s’en serait douté!! 😀

  • le premier remix de The Heart’s Filthy Lesson, Alternative Mix, a été fait par Trent Reznor, en coopération avec David Bowie pour la base et Dave Olvigie pour le remix. Il est d’influence électro, et est très intéressant à écouter. Complexe en bruitages, on a des couleurs plutôt « feu » de la chanson originale. Un radio edit (version raccourcie) existe (de 2 minutes), ayant été distribué sous forme de cassette gratuitement en accompagnement avec le magazine RAW durant un moment.
  • Le Rubber Mix (littéralement Mix Caoutchouc) est tout l’inverse: c’est un rock progressif, voire « Art », très calme, reposant, voire un peu longuet vers la fin, constitué de synthétiseurs, de guitares sèches, électriques et de percussions plutôt funk. Intéressant à voir aussi.
  • Le Simple Test Mix et Filthy Mix (Respectivement Mix simplement à but de tests et Mix Crasseux) sont quant à eux plutôt réservés à but de tests. On voit Bowie qui se lance dans un scat durant toute la durée des deux chansons, une sorte de robotique et monotone « PABAP, PABAP, PAP » qui, selon moi, rebute dès les premières écoutes. Ce scat est aussi présent au début du mix Rubber. Ces deux chansons sont des petits tests de rock bruitiste voire de métal avant-gardiste, contenant majoritairement des extraits des autres mixes mais sans la voix de Bowie. Ce sont des mixes plutôt que des musiques.
  • Le dernier, Good Karma Mix (by Tim Simenon), est un morceau très intéressant à écouter, tant par sa tendance à l’expérimentation du son que par ses tests ambigus. C’est l’original, ni plus ni moins, mais avec des sonorités différentes. Par exemple, l’intro est plus courte. Le son des guitares plus travaillé. Un écho dans la voix de Bowie, voire un effet de profondeur au refrain (à « Something in our skies, … »). Autre truc étonnant, vers la fin, on croit qu’un guitariste court en s’éloignant du micro tout en jouant. Très étonnant la première fois.

Ceci étant dit, passons au mix suivant, qui est A Small Plot Of Land, la version remixée par rapport à l’original, tirée du film sur Basquiat, d’où le titre A Small Plot Of Land (Basquiat OST Version). En fait, c’est A Small Plot Of Land en bien plus court (4 minutes plus court !!!), et bien différent. Il y a par exemple un choeur type basque (pour faire allusion à Basquiat, qui est un mec :P) vers la fin, des sortes de sifflements au bout des paroles (déjà présents dans la version originale, mais bien masqués), et sans guitare. Il y a aussi un écho redondant, et toujours cette impression si émouvante de A Small Plot Of Land, étant à l’origine un morceau devant toucher celui qui écoute. L’atmosphère est plus caverneuse, mais il y a cependant toujours des violons pour accompagner l’atmosphère entraînante de ce morceau. C’est apparemment une version extraite de la version originale, sauf qu’il n’y a aucun synthétiseur, cependant légèrement réadaptée (le choeur basque).

Ensuite se trouvent des remixes de Hallo Spaceboy, qui furent tout comme The Heart’s Filthy Lesson, publiés sous forme de vinyle. Le remix 12″ n’est pas un groupe ni quoi que ce soit d’autre que le format vinyle dans lequel il a été publié. Ce sont les Pet Shop Boys qui eurent remixé ce morceau-là. Atmosphère au départ impressionnante, puis touches arabesques au bout d’un moment, etc. Le mix Double Click est quant à lui très émouvant. C’est un électro sympathique qui nous accueille, avec ses effets vibration et chiptune. Puis un effet aquatique légèrement chaotique vient. Tout a l’air calme, mais ceci est piégeux, car après que Bowie dise « This chaos is killing me », c’est là que le chaos dont il parle, celui qui réside dans son cerveau habité, intervient! Une sorte de brume pittoresque, accompagné de bruits de fer inaudibles, et d’une sorte de disque infernal qui tourne en vitesse quasi-mortelle, tout cela vous balance dans les pensées chaotiques de Bowie. Puis des battements sournois viennent en crescendo, avant que le tout s’arrête, sauf la brume qui se met à fuser, comme si ça s’arrangeait (ou presque, vu sa distorsion). Heureusement, ce passage chaotique ne revient plus. Bowie s’est, dans cette chanson, carrément lâché. ^^ La suite revient comme au départ, un truc complexe mais calme. Le mix instrumental est identique, juste sans paroles. Je passerai donc.
Passons plutôt au mix Lost In Space. Le début semble complexe, une sorte de brume statique, qui oscille. Reviennent des critères semblables au mix Double Click, le disque qui tourne, etc., le thème electro, et tout ça. Ce mix est cependant pas mal, car reprend des sonorités du mix Double Click qui n’étaient que peu considérées. On les voit donc ici, en avant-plan. Le thème musical est quant à lui statique tel la brume.

Les deux derniers titres, Get Real et Nothing To Be Desired sont des outtakes, c’est-à-dire des titres originellement retirés d’Outside. Get Real nous fait découvrir une atmosphère rock très classique, type progressif, et tonique. Intéressant à écouter. Nothing To Be Desired, lui, est à l’inverse un morceau très mystérieux. Une sorte de lavage de cerveau: « Nothing to be desired, change your mind changing, and there’s nothing to be desired ». Voici le résumé des paroles. Au début, un morceau de piano assez chaotique, une guitare punk, puis des sonorités disco dissonantes, qui « tanguent ». Quelques sons expérimentaux, et voilà de quoi est fait Nothing To Be Desired, apparemment un rare outtake.

En bref, cet album est de loin une oeuvre absolument et incontestablement fantastique, qui est à tout prix à écouter, si vous aimez l’avant-gardisme, qui touche plus particulièrement à l’expérimental bruitiste.

Note personnelle : ★★★★ (Très bon) [4/5]

Couverture de 1.Outside

Titre: 1.Outside
Type: CD Single
Genre: Art/Math/Noise Rock, Expérimental, Jazzy, Protopunk, Rock Folklorique, …
Membres: David Bowie, Brian Eno, Reeves Gabrels, Erdal Kizilcay, Mike Garson, Sterling Campbell, Carlos Alomar, Joey Baron, …
Pistes: Single: 19

Tracklist:
1.Leon Takes Us Outside (1:25)
2.Outside (4:04)
3.The Heart’s Filthy Lesson (4:57)
4.A Small Plot Of Land (6:34)
5.Segue – Baby Grace (A Horrid Cassette) (1:39)
6.Hallo Spaceboy (5:14)
7.The Motel (6:49)
8.I Have Not Been To Oxford Town (3:47)
9.No Control (4:33)
10.Segue – Algeria Touchshriek (2:03)
11.The Voyeur Of Utter Destruction (As Beauty) (4:21)
12.Segue – Ramona A. Stone / I Am With Name (4:01)
13.Wishful Beginnings (5:08)
14.We Prick You (4:33)
15.Segue – Nathan Adler (1:00)
16.I’m Deranged (4:31)
17.Thru’ These Architects’ Eyes (4:22)
18.Segue – Nathan Adler #2 (0:28)
19.Strangers When We Meet (5:07)

1.Outside, la première pièce de la trilogie sans nom de David Bowie, a été le fruit d’un développement tortueux entre 1994 et 1995. Cet album marque la retrouvaille entre Bowie et Brian Eno, célèbre technicien du son qui donna cette atmosphère sonore à l’album, et Mike Garson, le pianiste de Aladdin Sane.

Cet album est un album-concept, ayant une vision futuriste dérisoire du 21ème siècle, mêlant art et crime. Oui, car l’histoire est celle d’un inspecteur nommé Nathan Adler, inspectant sur la mort d’une jeune fille nommée Baby Grace Blue, fille de 14 ans de Ramona A. Stone, Baby justement tuée par une entreprise secrète nommée la « Art Crime Inc. », occasionnant des crimes en série tout en art. Chaque piste constitue donc l’histoire. Quand Bowie ne peut pas exprimer de manière musicale des pièces de l’histoire, il raconte via un Segue (J’vous préviens, ils sont ch*ants…), un Segue étant un standard pour désigner une transition. Je tiens à vous signaler, tant que j’y suis, que musicalement, cet album n’est pas inspiré de Nine Inch Nails, contrairement à ce qu’on peut dire, mais de Scott Walker.

Outside est sûrement une pièce rare à collectionner. Chaque piste a ses ambiances uniques, son atmosphère à elle, et aucun morceau ne se ressemble. Dès le premier morceau, on peut tout de suite distinguer l’aspect complexe, chaotique, et parallèle d’Outside. Le nom de cet album vient, d’après l’auteur en personne, du fait qu’il n’eut pas tellement l’occasion de sortir dehors (Outside signifiant Dehors!). Il voulait donc exprimer la ville dysfonctionnelle, la mentalité médiocre des gens, et leur capacité à pouvoir s’entretuer, le tout implicitement exprimé de manière figurée dans tout l’album.

Les musiques se voient dotées de touches expérimentales du à la présence du célèbre Brian Eno, retoucheur technique du son. Sans lui, je pense qu’Outside ne serait pas tel que nous l’avons aujourd’hui. David a déjà pas mal développé l’aspect complexe et expérimental, mais Brian l’a porté à son paroxysme.

Je disais donc, chaque piste est d’une incroyable finesse dans le travail du son. Chaque piste a été soigneusement traitée au son près, ce qui donne ce résultat, une musique émouvante et si expressive, comme disait mon pote Val, « c’est du pur son » ! ^^ C’est vraiment agréable, aujourd’hui, d’écouter une musique si intemporelle qui garde tout son aspect, malgré la soupe commerciale d’aujourd’hui.

Je ne donnerai aucun lien de téléchargement, car cet album est copyrighté.
Vous pouvez l’acheter online, voici un exemple de site:

» Acheter 1.Outside online

Note personnelle : ★★★★ (Simplement indémodable et toujours aussi lunaire)