Couverture de 1.Outside

Titre: 1.Outside
Type: CD Single
Genre: Art/Math/Noise Rock, Expérimental, Jazzy, Protopunk, Rock Folklorique, …
Membres: David Bowie, Brian Eno, Reeves Gabrels, Erdal Kizilcay, Mike Garson, Sterling Campbell, Carlos Alomar, Joey Baron, …
Pistes: Single: 19

Tracklist:
1.Leon Takes Us Outside (1:25)
2.Outside (4:04)
3.The Heart’s Filthy Lesson (4:57)
4.A Small Plot Of Land (6:34)
5.Segue – Baby Grace (A Horrid Cassette) (1:39)
6.Hallo Spaceboy (5:14)
7.The Motel (6:49)
8.I Have Not Been To Oxford Town (3:47)
9.No Control (4:33)
10.Segue – Algeria Touchshriek (2:03)
11.The Voyeur Of Utter Destruction (As Beauty) (4:21)
12.Segue – Ramona A. Stone / I Am With Name (4:01)
13.Wishful Beginnings (5:08)
14.We Prick You (4:33)
15.Segue – Nathan Adler (1:00)
16.I’m Deranged (4:31)
17.Thru’ These Architects’ Eyes (4:22)
18.Segue – Nathan Adler #2 (0:28)
19.Strangers When We Meet (5:07)

1.Outside, la première pièce de la trilogie sans nom de David Bowie, a été le fruit d’un développement tortueux entre 1994 et 1995. Cet album marque la retrouvaille entre Bowie et Brian Eno, célèbre technicien du son qui donna cette atmosphère sonore à l’album, et Mike Garson, le pianiste de Aladdin Sane.

Cet album est un album-concept, ayant une vision futuriste dérisoire du 21ème siècle, mêlant art et crime. Oui, car l’histoire est celle d’un inspecteur nommé Nathan Adler, inspectant sur la mort d’une jeune fille nommée Baby Grace Blue, fille de 14 ans de Ramona A. Stone, Baby justement tuée par une entreprise secrète nommée la « Art Crime Inc. », occasionnant des crimes en série tout en art. Chaque piste constitue donc l’histoire. Quand Bowie ne peut pas exprimer de manière musicale des pièces de l’histoire, il raconte via un Segue (J’vous préviens, ils sont ch*ants…), un Segue étant un standard pour désigner une transition. Je tiens à vous signaler, tant que j’y suis, que musicalement, cet album n’est pas inspiré de Nine Inch Nails, contrairement à ce qu’on peut dire, mais de Scott Walker.

Outside est sûrement une pièce rare à collectionner. Chaque piste a ses ambiances uniques, son atmosphère à elle, et aucun morceau ne se ressemble. Dès le premier morceau, on peut tout de suite distinguer l’aspect complexe, chaotique, et parallèle d’Outside. Le nom de cet album vient, d’après l’auteur en personne, du fait qu’il n’eut pas tellement l’occasion de sortir dehors (Outside signifiant Dehors!). Il voulait donc exprimer la ville dysfonctionnelle, la mentalité médiocre des gens, et leur capacité à pouvoir s’entretuer, le tout implicitement exprimé de manière figurée dans tout l’album.

Les musiques se voient dotées de touches expérimentales du à la présence du célèbre Brian Eno, retoucheur technique du son. Sans lui, je pense qu’Outside ne serait pas tel que nous l’avons aujourd’hui. David a déjà pas mal développé l’aspect complexe et expérimental, mais Brian l’a porté à son paroxysme.

Je disais donc, chaque piste est d’une incroyable finesse dans le travail du son. Chaque piste a été soigneusement traitée au son près, ce qui donne ce résultat, une musique émouvante et si expressive, comme disait mon pote Val, « c’est du pur son » ! ^^ C’est vraiment agréable, aujourd’hui, d’écouter une musique si intemporelle qui garde tout son aspect, malgré la soupe commerciale d’aujourd’hui.

Je ne donnerai aucun lien de téléchargement, car cet album est copyrighté.
Vous pouvez l’acheter online, voici un exemple de site:

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Note personnelle : ★★★★ (Simplement indémodable et toujours aussi lunaire)

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