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Bonjour, et tout d’abord, bonne année 2022 à tous! Oui en effet, j’ai accidentellement choisi le jour du nouvel an pour publier un article sur un sujet un peu inattendu. Mais bon, je vous souhaite tout de même des grandes nouveautés dans votre expérience de vie, et surtout mes vœux de santé, contrairement à moi qui suis tombé malade beaucoup de fois durant 2021.

Chouette, encore une année de plus…

Comme d’habitude, je vois débarquer au moment le plus opportun cette chère voix-off pleine de bon sens, et toujours autant de bonne humeur. Hé bien qu’est-ce qui va inaugurer cette nouvelle année sur le blog d’Avantgardiste, qui roule depuis 12 ans, alors que de grands évènements frétillants se pointent à l’horizon? Je vais prendre ne serait-ce qu’un exemple, comme les élections présidentielles, avec la participation exceptionnelle de l’écrivain polémiste Eric Zemmour, qui a décidé de quitter les bancs de la rédaction pour venir s’essayer sur des terrains plus ardus, que sont les domaines de la candidature politique, et les campagnes présidentielles. Qui sait, peut-être aura-t-il davantage de choses à nous annoncer lorsqu’il aura acquis les 500 signatures!

C’est joli tout ça, mais où est le programme, les français veulent un programme! Où est le sien?

Attendez monsieur voix-off, malgré toutes les attentes pétillantes des français, et les défis que nous réserve le XXIème siècle, n’ignorez pas que l’on ne programme pas une candidature comme l’on programmerait son lave-linge. Dites plutôt ça à Emmanuel Macron, du coup.

Ha, hé bien voilà, madame Marine Le Pen. Tout de suite des insinuations !

Bref, en effet, 2022 sera assez spécial tant sur le niveau politique que sur le niveau intellectuel. C’est ainsi qu’à ce titre, après cet intermède sur le monde politique, et sans transition fastidieuse, je vais vous parler de la série Bob l’Éponge diffusée actuellement sur Gulli, que je regarde actuellement, et que j’ai souvent regardée sur Nickelodéon en 2007 lorsque j’avais Canal Satellite, et dont certains détails ont attiré mon attention.

Alors déjà, histoire de resituer le contexte, Bob l’Éponge Carrée (Spongebob Squarepants en anglais) est une série animée télévisée créée en 1999 par Stephen Hillenburg. Avant de se lancer dans l’animation, ce jeune étudiant américain faisait ses études à l’Institut Océanique du Comté d’Orange en Californie. Il a créé cette série d’animation après avoir fait un premier essai dans la bande dessinée « La zone intermarée » (allusion à l’interzone de William Burrough) dans les années 80, ce qui prédit à mon avis l’aspect un peu surréaliste de la série. Sa passion pour l’animation n’a cessé de croître, pour que petit à petit, il fît de l’animation expérimentale en 1993, pour se retrouver dessinateur, puis producteur, scénariste et animateur en 1995, avant de créer sa propre série en 1999. Le dessin animé lors de son lancement connaît un succès immédiat dans le pays, la popularité ne cessant de croître après 2000. Bob l’éponge carrée a même eu droit à son premier film en 2004. Les saisons s’enchaînent, d’autres films de la série ont été produits en 2015, puis en 2020 (pour cette année, le film fut exclusivement publié sur Netflix, à cause de la pandémie du Covid-19 qui a retardé la production de cette version).

Bob l’éponge

Pour dire, cette série bénéficie d’une large audience. En même temps, le côté un peu loufoque, le fait que ça se passe sous l’océan, avec de l’eau partout, des bulles, des animaux marins sympathiques, le dessin assez épuré, ainsi que les couleurs pétillantes, le dessin animé avait tout pour plaire autant aux petits qu’aux grands. L’intrigue de la série se passe dans un restaurant appelé « Le crabe croustillant » (The Krusty Krabs), tenu par un crabe nommé le capitaine Krabs, où sont cuisinés et servis des burgers du jour. Bien que bon nombre d’épisodes ne se passent pas exclusivement dans le restaurant, c’est le lieu et la place centrale, car au moment où je vous parle, Bob l’éponge est en train de faire cuire des burgers, et de suivre scrupuleusement les indications d’une recette tenue secrète par le capitaine, qu’un antagoniste ne cesse de vouloir subtiliser: Plancton! (aka Plankton en V.O.). D’autres personnages interviennent dans la série, comme bien évidemment Bob l’éponge lui-même, le personnage principal qui est embauché en tant que cuisinier, mais aussi Carlos le calamar, qui assure l’accueil et le paiement à la caisse du restaurant (en anglais, son nom est Squidward, un jeu de mot entre « Squid », poulpe, et « Edward », le prénom Edouard). Le meilleur ami de Bob s’appelle Patrick l’étoile de mer (ou Patrick Star, littéralement l’étoile, en anglais, vu que ces animaux marins sont en forme d’étoile). Ca me rappelle ce séjour que j’ai fait en Loire-Atlantique, récemment, et il se trouve que lorsque je me suis promené sur la jetée, à marée basse, j’ai croisé une étoile de mer en train de nager dans un bassin, et…

— On s’en fiche pas mal, de la vie que tu mènes mon gars, raconte la suite des évènements, histoire qu’on sache pourquoi tu publies un article aussi longtemps après le dernier.

Bon, bon, voilà j’ai simplement croisé une étoile de mer dans un bassin d’eau de mer, et qui bougeait dans l’eau, donc elle était bien vivante, et c’est un animal qui semble bien sympathique, contrairement à la voix-off. Rappelez-vous que tout le monde n’est pas allé à la mer, durant leur vie, car comme dirait le grand sage Jean-Pierre Coffe : « Il y a des gens qui n’ont jamais vu la mer! Nous sommes des privilégiés, pensons à des gens qui n’ont rien! À ceux qui voyagent pas, à ceux qui sortent d’une école où ils se font chier avec les mêmes cons qui ne leur apprennent rien! La situation est consternante! ça me désespère, de penser ça. »

Auquel cas, j’aurais bien aimé lui suggérer d’arrêter de penser ça, mais c’est un peu tard, car à l’inSTAR de ce pauvre Stephen Hillenburg, ces deux personnalités publiques sont déjà décédées. Hé oui, c’est vraiment dommage, mais pour moi, il est impossible de ne pas pouvoir continuer à vous parler de la série dans ce billet, car non seulement c’est une façon de rendre hommage, mais en plus la suite va regorger de détails tous aussi intéressants les uns que les autres.

En effet, la plupart des intrigues des épisodes tournent autour du secret de la recette du pâté de crabe. Laquelle est inscrite sur un petit papier blanc, que le Capitaine Krabs se garde bien de dévoiler à quiconque. Sauf à ses employés, car sinon Bob l’éponge ne pourrait pas cuisiner ladite spécialité de ce restaurant de la contrée océanique de Bikini Bottom. Autrement, le reste du menu proposé dans cet établissement de renommée n’est que rarement explicité dans la série. On peut parfois lire des pancartes, quand elles ne sont pas rédigées sous forme de gribouillis, et les clients (généralement des poissons), à l’occasion sirotent toutes sortes de milkshakes ou boissons diverses, pour ainsi dire que le Crabe Croustillant est un peu, voire même totalement à l’image d’un fast-food traditionnel, et qu’ils servent d’autres spécialités que le pâté de crabe.

Galley Grub, ou le grignotage de la galère!

Comme vous pouvez le voir sur l’arrêt sur image ci-dessus, cette pancarte issue d’un des épisodes de Bob l’Eponge mentionne également des plats à base de varech (d’algues), nommées kelp en anglais. Ou bien encore des bouchées de corail, et des milkshakes à base d’algues. Logique, quand on est un restaurant sous-marin, il est difficile de choisir d’autres ingrédients 😂. Ou bien « la surprise du matelot », dont l’expression est calquée sur « surprise du chef », et « seafoam soda », c’est littéralement de la mousse d’algues marine contenues dans un soda. Et ainsi de suite, jusqu’à ce qu’un détail m’interpelle un peu. Si l’on suit cette logique: l’ingrédient principal se situe dans le nom de la spécialité affichée sur le menu du restaurant. On peut donc en conclure que les pâtés de crabes (qui sont représentés sous la forme de burgers traditionnels à base de pains bun dans la série) sont faits à partir de crabe? Cela me paraît un peu douteux, surtout que le directeur lui-même est un crabe, il mènerait donc un business basé sur la production de burgers à base de pâté de crabe.

Même le restaurant, selon certains amateurs de la série, ressemble visuellement à un panier de crabes. Peut-être est-ce une erreur d’interprétation de notre part, et que le « pâté de Crabe » voudrait signifier « le pâté du crabe » ? Pourtant, même le nom du restaurant implique le fait de trouver un crabe comestible (et ça l’est), mais de là à voir le tenancier produire des burgers à base de chair d’animaux marins du même rang, cela peut conduire à estimer que monsieur Krabs est un cannibale notoire…? D’autant plus que l’ingrédient secret est justement gardé secret, cela amène à considérer encore plus le côté mystérieux de la recette du hamburger. Et quel est-il, cet ingrédient secret, selon la communauté de Bob l’éponge, qui suit assidûment la série depuis leur plus jeune âge? Sans pour autant vouloir détruire l’enfance des gens, en émettant des hypothèses fallacieuses et vraiment perturbantes (je ne fais que constater quelques détails éparses, je ne conclue rien), j’essaye de graver le pourtour d’un portrait de ce que pourrait être un aspect ignoré de la série; car en effet, là aussi, dans la communauté, il y a de nombreux sons de cloche!

On peut voir selon la communauté de Bob l’éponge que certains ingrédients de la recette du pâté de crabe sont révélés explicitement durant certains épisodes de la série: des copeaux de bernacle, de la farine, etc. Voire même, à la grande surprise de Plancton lorsqu’il arrive à lire quelques ingrédients à voix haute: quatre livres de planctons fraîchement moulus! Ciel, les burgers seraient donc faits à partir de planctons, justement? Voilà peut-être pourquoi Plancton a inconsciemment voulu nuire à monsieur Krabs, c’était pour venger les siens! Même si je pense que ces ingrédients sont glissés dans ces épisodes uniquement pour leur caractère humoristique. D’autres articles de blogs, quant à eux, soupçonnent également le propriétaire de mettre du vrai crabe dans ses pâtés, tout en avançant que l’ingrédient secret du pâté de crabe serait de la poudre de Poséidon du Roi Neptune (ce dieu est supposé être leur dieu à eux, étant donné que Neptune est le dieu de l’eau dans la mythologie Romaine, et Poséidon celui de la mer dans la mythologie Grecque). Cette information a été interprétée comme véridique, vu que le nom de cette poudre correspond un peu aux noms divins cités dans la série, du coup, certains n’y ont vu que du feu (ou de l’eau, c’est selon), et ont donc été induits en erreur par certains fans. En effet, selon le dictionnaire urbain, la poudre de Poséidon est en réalité un nom de code utilisé dans la street pour désigner la poudre de cocaïne.

À partir de là, ils se sont même donnés la permission de penser que la série tournerait uniquement autour d’hallucinations procurées par la drogue, et que les personnages ne sont que des travailleurs dépressifs, ou accros à la drogue, et qui passent leur temps à vouloir obtenir leur morceau de sucre auprès du chef, le capitaine Krabs. Sauf que c’est complètement faux, cette théorie est un bide absolu, car dans aucun épisode n’est cité le nom de « poudre de Poséidon », sous quelque variante que ce soit. C’est simplement une fausse information véhiculée par certains fans pour fonder une sorte de creepypasta autour de la série, et ainsi se faire du buzz.

Pour aller plus loin, certains donnent une liste assez exhaustive des ingrédients utilisés par le cuisinier Bob l’éponge pour confectionner ses burgers. Je vous dévoile sans trop tarder le contenu de cette liste: elle correspond à la recette typique d’un burger terrien, que l’on mange dans nos fast-foods habituels, tout comme le traduit son apparence visuelle dans la série; quand on voit un pâté de crabe dans sa totalité, on voit bien qu’il contient de la salade, des rondelles de tomate, un steak d’origine inconnue, mais similaire aux nôtres, etc. Sauf que tous les ingrédients sont suivis de « de la mer ».

(Extrait issu du site marifilmines.com, What’s the secret ingredient in a Krabby Patty)

En résumé, le pâté de crabe, je ne dévoile rien, serait fait à partir de pains buns, de fromage de la mer, de graines de sésame (de la mer?), de tomates marines, de laitue de la mer, le tout agrémenté de ketchup, de cornichons, de mayonnaise, de moutarde, et d’oignons de la mer. Bon, après tout, histoire de s’inspirer encore plus des détails visuels de la série, quand on voit Bob cuisiner ses burgers, on voit un peu le processus de confection, on le voit parfois mettre ingrédient par ingrédient, et ça pourrait correspondre à la recette, certes, mais elle est où la révélation? Il n’y a absolument rien de neuf, ni de secret, dans cette recette sur ce site…? À titre anecdotique, et histoire d’ajouter du croustillant (sic…), il semblerait qu’un épisode de Bob l’éponge contiendrait une scène où le capitaine Krabs déguste un de ses burgers, tout en s’exclamant après l’avoir mangé: « C’est donc ça, le goût que j’ai? » (V.O. : « So, this is what I taste like? »), en témoigne l’humour noir de la série d’origine qui bien qu’elle continue d’être produite encore aujourd’hui contient ces détails un peu cyniques.

Du coup, pour vrrrraiment en avoir le cœur net, et couper court sur le mystère, il faut aller sur le Wiki officiel de Bob l’éponge pour enfin lire la recette officielle du pâté de crabe (j’espère que Plancton ne va pas lire cet article, de toute façon ils n’ont même pas l’ADSL sous la mer, alors je ne crains rien). C’est écrit plus ou moins noir sur blanc, sans doute à l’encre de seiche, parce que sous l’eau céans, une encre ordinaire n’aurait pas tenu longtemps :

Ingrédients TOP SECRET
* Buns à base d’algues marines
* Pâté imitant la viande de crabe
* Fromage
* Ketchup de la mer
* Moutarde de la mer
* Laitue de la mer
* Tomate de la mer
* Cornichons de la mer
* Oignon de la mer
* 2 cuillères à café de céleri tranché
* 2 cuillères à café d’oignon découpé
* 4 à 6 cuillères d’huile végétale
* 1 cuillère à café de thym
* 2 œufs
* Une livre d’imitation de viande de crabe congelée (décongelée et réduite dans une machine de traitement des aliments)
* 4 coupes de miettes de pain assaisonnées
* 1 cuillère à soupe de moutarde de Dijon* (*Texte italique en français dans le texte)
* 1 cuillère à soupe de mayonnaise, plus un supplément pour saucer
* Sel et poivre pour goûter
* De la sauce ketchup pour tremper dedans

Voilà, donc au final, ce sont bien des ingrédients avec « de la mer » en plus. Mais surtout, le détail le plus important, c’est l’usage de légumes hachés, ou d’œufs, que l’on ne voit pas du tout dans la série, et le fait que la viande utilisée est une imitation de viande de crabe. Ouf! Donc l’honneur est sauf, et l’enfance est sauvée. La recette ne contiendrait donc pas de vrai crabe, mais simplement une préparation qui est similaire à du pâté de crabe.

Un peu comme tous les bâtonnets de crabe vendus dans le commerce?

Hé bien pour une fois, la voix-off, je suis d’accord avec ce que tu dis. En effet, donc le capitaine Krabs s’entiche de vendre des burgers à base de faux crabe… C’est un peu curieux comme publicité, mais au moins ça nous écarte des hypothèses sur le cannibalisme, et sur la consommation de stupéfiants. La brigade des stups de Bikini Bottom peut donc se rassurer, il n’y a pas de drogue dans les pâtés de crabe, et ceci a été prouvé scientifiquement grâce aux enquêtes de l’inspecteur Avant-gardisme!

En même temps, s’ils ont autant laissé passer de burgers avec de la poudre de Poséidon dedans sans s’en rendre compte, on aurait dû les appeler la brigade des stupides!

Ouais c’est pas faux. Mais hélas, bien que le mystère soit résolu, il y a quand même un détail qui persiste. Je voudrais pas dire qu’il y a un truc qui me chiffonne, car je ne vais pas prendre la place de l’inspecteur Colombo. Mais du coup, de quoi est faite cette « fausse viande de crabe »? Evidemment, les créateurs de la série ont décidé de considérer le pâté de crabe comme une mixture qui aurait le même goût, mais qui ne serait pas faite de vrai crabe, afin d’ajouter un peu de cohérence, et surtout afin de ne pas choquer les âmes sensibles qui seraient perturbées par la consommation de chair d’animaux qui appartiennent au même rang.

Du coup, après d’autres recherches ultérieures, et qui commencent un peu à faire long, certains fans de la série en ont conclu que le steak était finalement fait à partir de chair de poisson, tout comme les bâtonnets vendus dans le commerce. Encore une théorie farfelue ?

Qu’avez-vous à dire pour votre défense, monsieur le client lambda du restaurant, que je viens importuner au moment de votre casse-croûte favori ?! Ah mais, c’est qu’il me résiste, le bougre! Il défend sa ripaille, en nous assaillant d’un froncement de sourcils! Il n’est pas prêt à mordre à l’hameçon!

Bon, du coup, j’aimerais répondre à ces fans par le fait que les poissons de la mer dans la réalité la plus commune se mangent entre eux… Pas vrai? Et hormis Bob l’éponge, qui est une éponge des mers, Patrick qui est une étoile de mer, Sandy l’écureuil qui est constamment dans un scaphandre lorsqu’elle sort de sa bulle sous-marine, tous les autres animaux marins peuvent se battre entre eux, afin de faire régner la loi de la Jungle? (Ou plutôt de l’Algue, enfin j’en sais rien). C’est comme si je disais que les mammifères sont des cannibales, car un lion a mangé une antilope aujourd’hui dans la savane. Nan mais les mecs, il va falloir se calmer. Et puis mettez de côté vos réflexes omnivores un moment, nous sommes dans une série fictive, bande de flibustiers de la marine, c’est l’imagination qui prédomine, et non ces réalités aussi plates que la planche sur laquelle je vais vous envoyer, et…

Bon bref je m’égare, je vais me calmer. Arh! Vous avez trahi mes origines marines, je vais vous étriper, avec mon crochet, et vous donner à manger aux requins… Oups, je crois que François Hollande a fait mieux que moi à ce sujet lorsqu’il a entériné la loi Macron en 2015. Je crois que je m’emporte. Je vais plutôt conclure là-dessus, c’est pas du pâté de crabe, mais une mixture dont on ne connaît pas vraiment le secret, mais bon, après tout il semblerait que le vrai secret de la recette, en réalité, ce ne sont pas tellement les ingrédients principaux, mais c’est une sauce ajoutée au burger, là, on ne sait vraiment pas trop ce que c’est. On aurait pu deviner d’emblée que le steak était du crabe, ou une imitation de viande de crabe, car tout est dans le nom du plat! Mais plutôt que de nous égarer dans des méandres de réflexions maritimes, nous allons plutôt tout de suite aborder une autre question: quelle est la valeur calorique d’un burger au pâté de crabe, et combien de pâtés il faudrait manger maximum par jour? Sur ce, je rends l’antenne, et je donne la parole au nutritionniste-amiral Jean-Michel Cohenne de Jambon, qui va répondre tout de suite à cette question existentielle qui nous taraude l’esprit. Allô? Allô? Personne ne répond. Arh, je crois que quelqu’un a sabordé la ligne téléphonique. Il va falloir que je lance une seconde ligne! Mille sabords!

Bien que je n’aie pas publié depuis Août 2020, car je n’avais pas beaucoup d’inspiration, et d’autres exigences dans la vie de tous les jours, je vous souhaite tout de même à tous une bonne année, et une bonne santé, j’espère vous revoir tantôt dans un autre billet, merci de votre fidélité!

Matthias, rédacteur d’Avant-gardisme chez WordPress.

Caméra cachée

De nos jours, et suite aux attentats de 2015, les gens fantasment sans arrêt sur la fraîche installation des caméras de surveillance. Certains au contraire, ne font que se reposer sur leurs lauriers en pensant que ça va empêcher ces actes terroristes. Ces deux visions opposées partagent un point commun: elles ont tout faux.

En effet, l’installation des caméras de surveillance ne date pas d’hier. Depuis les années 80, le gouvernement et les entreprises du secteur privé n’ont pas cessé d’en installer à tour de bras, ce qui fait que notre beau pays était déjà juché de ces magnifiques gadgets étatiques. À votre avis, pourquoi la CNIL a-t-elle décidé d’entériner des droits sur la conversation des données, même avant la pose de ces caméras en 2015? C’est parce qu’elles existaient déjà. Donc on a fait croire aux citoyens que la sécurité était niveau zéro pour en rajouter une couche. Cependant, il existe une petite nouveauté par rapport aux anciens modèles: déjà, au lieu de résider dans un cocon en verre fumé, à l’abri des regards, les caméras ont décidé de sortir au grand soleil pour profiter davantage de la vue sublime que lui procure les reliefs urbains. N’avez-vous jamais bu un verre avec vos potes sur la terrasse d’un bar, tout en étant bercé par le doux clic des caméras qui tournent en hauteur, de leur grinçant mécanisme?
Deuxième nouveauté, vu que l’invention du magnétoscope a été classé comme vestige depuis les années 10 du XXIème siècle (je vous rappelle que le standard VHS – les fameux lecteurs de cassettes vidéos – est mort en… 2016 !), les entreprises et l’Etat en ont profité pour se débarrasser de cette invention qui ferait passer la police pour un polar de Tintin résolument vintage afin de migrer vers un support… Numérique. Cela vous rappelle quelque chose? Durant la même période (les années 2010), on nous a bassiné les neurones avec des slogans comme « Passage au tout numérique », ou encore « Analogique vers numérique ». Vous vous dites sans doute que c’est anodin vu que vous-même, êtes passé au numérique. Que le numérique c’est forcément bien, que la 4K vers le 8K c’est une innovation.

Passons du côté technique. Rassurez-vous, le lexique sera expliqué, et très progressif. Voilà: si vous pensez que l’analogique c’est pareil que le numérique, mais juste plus « moderne », c’est que vous confirmez que nous vivons dans une technocratie… Et que vous êtes tombé dans le panneau. Sans vouloir étaler mon savoir, il existe une terrible nuance entre les deux, et l’ignorer, c’est ne pas accepter la société gigogne dans laquelle nous vivons, et combien elle dépend d’un emboîtement de théories scientifiques. Nous avons franchi une couche supplémentaire en passant au numérique. La première couche c’était la découverte et la maîtrise du feu. Cette technique s’est révélée indispensable pour dompter les phénomènes physiques et la nature en général. Par la suite, les couches se sont succédées sous forme de science dans des intervalles de plus en plus courtes. La deuxième couche, c’est la fée électricité, qui est le socle de toute notre ère moderne. Ça ne fait pas si longtemps, c’était il y a 4 siècles (grâce à Luigi Galvani, et Alessandro Volta qui ont maîtrisé ces phénomènes). La mécanique a évolué en parallèle avec. L’analogique a toujours existé. La nature elle-même est analogique (la température ambiante peut être calculée grâce à un système métrique avec des valeurs de 0 à l’infini), mais a été maîtrisée vers la fin du XIXème siècle avec l’invention de l’ampoule et de la radio (troisième couche). Est apparue ensuite l’électronique (quatrième couche) puis l’informatique (cinquième couche). Je pense qu’à partir de cette couche, un idéal a été atteint. La couche physique a plus ou moins terminé son cycle. Du coup, côté logiciel, vu qu’on peut créer une infinité de processus en son sein, des codecs propriétaires ont été créés, et sont à l’origine des formats numériques (sixième couche). Cela paraît très tardif, et c’est le cas: nous avons débouché vers un idéal scientifique que bien des générations n’ont pas pu imaginer. Hélas l’imprévisible a son lot de surprises, mais aussi son lot de déboires: voir l’invention de la bombe atomique…

Revenons plutôt à l’évolution moderne numérique. Avant tout, ne faites pas l’amalgame entre support et signal. Le support contient le signal. Un support comme la bande magnétique peut parfaitement supporter des données numériques (Ex: Philips DCC, LTO), et le format disque peut parfaitement supporter des données analogiques (Ex: Disques vinyles). Cependant, la bande magnétique est généralement plus adaptée aux signaux analogiques séquentiels (la cassette audio, etc.), et le disque compact est plus adapté pour les signaux numériques (CD, DVD, Blu-ray). Tout comme un téléviseur à tube cathodique peut parfaitement recevoir des signaux numériques (il suffit d’avoir un décodeur), et la plupart des écrans plats supportent toujours le mode TV analogique. Si vous avez changé de poste, et que vous vouliez garder votre vieux téléviseur, j’ai le regret de vous annoncer que c’était faisable. 😦

D’abord, faisons un petit résumé. Les caméras sont dites électroniques analogiques ou électroniques numériques. Il existe aussi des modèles sans électronique, mais ce n’est pas le but de mon article. Je vais expliquer les deux:

  • Qu’est-ce que l’analogique? Ce terme vient de « analogue ». En fait, ce format est purement physique. Toutes les données sont inscrites selon un signal qui varie de 0 à 1 en passant par toutes les décimales: { 0,1 ; 0,2 ; 0,3 ; 0,4 ; … ; 0,8 ; 0,9 ; 1.0 }, y compris des décimales quantitatives continues: {0,0001 ; 0,0002 ; 0,0003 ; 0,0004}. On peut faire des décimales à l’infini. C’est comme un thermomètre: il peut faire 37,6°C, et 37,5°C. La donnée analogique a connu son quart d’heure de gloire de 1800 à 2000. Même dans nos foyers, jusqu’en 2011, l’analogique était le maître d’hôtel. Y compris la TV. L’analogique peut facilement être perturbé. Ce qui fait que si un récepteur TV reçoit mal, que les fréquences du signal reçu sont « déformées », elle est parasitée: les valeurs sont inexactes, à chaque instant, donc un « bruit » se forme à l’écran. Le bruit est l’addition de la fréquence exacte + un parasite qui modifie la valeur.
  • Qu’est-ce que le numérique? Ce terme vient évidemment de « numéro », de « nombre ». Les signaux ne sont composés que de 0 et de 1: {0 ; 1}. C’est le système binaire. « Bi » signifie « deux ». D’autres applications de ce système existent comme le système booléen, le système d’interruption, mais en gros, c’est pareil. C’est de l’analogique avec des valeurs dites « extrêmes ». L’avantage c’est qu’il est rare que ces valeurs soient corrompues, car (admettons qu’il y ait des parasites) un résultat comme 0,9 sera interprété comme un 1. De plus, un signal numérique est beaucoup plus compact. Malheureusement, appliquer le numérique est plus délicat: on ne peut pas afficher une température avec des 0 et des 1 (cf. mon exemple du dessus). Du coup, il faut inventer un système qui convertisse les 0 et les 1 reçus (par paquets de 8 chiffres: l’octet) en une valeur numérique qui supporte des virgules, par exemple (dans le cas d’un thermomètre). J’essaye d’expliquer au mieux, mais gardez à l’esprit que le numérique est codé. Par exemple, 0000 0000 fait 0, 0000 0001 fait 1, 0000 0010 fait 2, 0000 0011 fait 3, etc.

 

La supériorité du numérique sur l’analogique, c’est que le signal numérique peut être traité. Dans quel but? Hé bien, téléportez-vous sur Facebook pour connaître la raison: quand on traite un signal numérique (ou une photo numérique), on peut à la fois analyser la photo (répertorier les pixels, coloriser, recadrer, …), donc on a accès à un plus grand nombre de capacités, car l’analogique POURRAIT faire ce genre d’opérations sur une photo mais ça prendrait plus de place, et ce serait plus lent. Résultat? Facebook peut détecter votre visage, en analysant l’image, en la ramenant à une matrice constituée de 0 et de 1. Si vous débutez en informatique, cela vous semble absurde, mais c’est un phénomène appelé encodage.

Donc, lorsque je circule dans la rue, quel besoin a-t-on d’installer des caméras numériques « codées » ? A-t-on besoin de filtrer des couleurs, recadrer, …?

Ma réponse est: non. Mais cependant, lorsque vous surveillez des gens grâce à des dispositifs numériques (reconnaissance faciale, reconnaissance des mouvements), vous n’avez plus besoin d’intervenir manuellement. Analogique rime avec manuel, c’est un outil de l’homme. Le numérique est un outil… Individuel. Il fonctionne sans l’homme. Un arrière-goût de Wall-E se fait sentir. Hé bien oui: l’ère du robot est née. Il était mécanique en 1600, il gesticulait bêtement. Mais désormais, par, et pour l’homme, le robot se comporte comme nous et semble vouloir agir au sein de notre société. Du coup, pourquoi craindre d’être observé si c’est un robot sans état d’âme qui le fait? Quel œil peut bien nous voir au travers de ces dispositifs certes ingénieux mais intrusifs? En tout cas, c’est plus celui de l’homme…

Mais s’il faut attendre qu’un groupe éparse de terroristes, qui n’ont rien à voir avec nous, se mette à agir, pour enfin décider d’installer des outils modernes, afin de littéralement ustensiliser la découverte scientifique pour produire des gadgets onéreux, qui ont pour unique but de ramollir l’espèce humaine dans une sécurité étouffante, comme un plat de spaghetti trop cuits, c’était pas nécessaire…

Merci à tous

 

Ce coup-ci, mes amis, je ne sais pas trop comment m’introduire. Déjà parce que j’ai écrit aucun article depuis Septembre 2016, malgré le nombre important de découvertes que je fais depuis tantôt, et surtout, SURTOUT, parce que le thème choisi est très particulier… Enfin je me lance. Peut-être que ça marchera? Pour suivre un exemple récent, et pas des moindres, Macron, notre actuel président, est bien passé aux élections de Mai 2017, alors pourquoi pas une information aussi anodine que la mienne, qui ne doit pas passer par une imposante bureaucratie étrangement mêlée à des notions de gestion courante douteuse, ne passerait-elle pas? Aha…? Surtout parce que théoriquement (et si c’est le cas, je vous en remercie), vous suivez assidument la moindre parcelle de texte que je pourrais à l’évidence rédiger dans mon style à la fois ampoulé et familier. Alors mes amis, qu’attendons-nous pour nous lancer ?

Je dois aussi vous avertir que cet article aborde et décortique un sujet qui pourrait susciter l’effroi chez les plus concernés d’entre nous. J’essaie de rallonger le paragraphe au maximum histoire que vous tombiez pas en plein sur les images qui vont suivre. Je suis astucieux, n’est-ce pas?!

Oui, sauf que tu nous a balancé une image déjà très descriptive dans l’en-tête, connard. Et en plus, je parie que l’image doit être saturée de DRM, vu qu’elle provient de Pixar!
Un passant, 2018

Hé bien justement, rien ne vaut une introduction succincte afin d’embrayer sur le sujet. Une question s’impose, suite à cela. Qu’est-ce que l’automatonophobie? L’automatonophobie (qui est un mot à rallonge, déjà), dans le monde anglo-saxon (j’ai adapté le terme comme j’ai pu dans notre langue), représente chez les personnes atteintes, une irrépressible frayeur devant les objets inanimés de forme humaine. Comme les pantins, les mannequins, les poupées. Simulant la présence d’un congénère, qui toutefois n’existe pas dans la réalité quotidienne à proprement parler, ils peuvent parfois créer de l’angoisse chez les plus sensibles d’entre nous, en raison de leur teneur en symboles oniriques. C’est non sans évoquer la théorie de Sigmund Freud, le fameux psychologue, qui a décrit dans son ouvrage ce type de peur sous le nom d’Unheimlich. Marie Bonaparte, pionnière dans le monde de la psychologie sous le drapeau tricolore de notre langue, l’a d’ailleurs traduit par « Inquiétante étrangeté » dans l’un de ses ouvrages. Plus tard, dans les années 80, sous la tutelle du cinéma et de la technologie, on parle de l’Uncanny Valley, cette fois-ci traduit par Vallée dérangeante. N’avez-vous pas déjà vu des robots s’animer, et qui, par leurs mouvements maladroits et suspects vous ont évoqué une inquiétude malsaine plutôt qu’un quelconque divertissement? Si oui, dans ce cas vous avez déjà ressenti la peur de la vallée dérangeante. Alors, pourquoi parle-t-on de vallée? Ce schéma nous expliquera mieux que n’importe qui :

 

 

Grosso modo, un personnage fictif, à cause de sa ressemblance à l’homme, peut susciter la peur. Un smiley jaune, ou un bras industriel, en revanche, ne suscitent pas la peur dû à leur apparence abstraite, et donc, peu commune avec l’univers de l’homme. La peur réside donc dans la correspondance entre le monde de l’homme, et le monde de l’imaginaire. C’est pour cela qu’on parle de vallée, car la courbe qui représente la familiarité descend, avant de remonter. Car en effet, au bout d’un moment, elle remonte, car la ressemblance à l’humain est telle qu’elle ne suscite plus la peur.

Personnellement, je suis un vrai automatonophobique. Je ne sais pas si c’est dû à mon imagination foisonnante ou à quelque mécanisme méconnu de mon cerveau sur-vitaminé, mais je trouve repoussant voire angoissant les mannequins, les pantins, les animatroniques, et certains jouets. Cela va du dégoût jusqu’à la fascination morbide. Dès mon plus jeune âge, j’ai souvent été effrayé par ces formes vaguement humaines qui s’immisçaient dans mon quotidien, comme pour me jouer un tour, du haut de leur sourire ambigu. Hélas, la vieille France en avait pas mal en réserve. Étant né dans les années 90, j’ai eu le temps d’assister à leur présence, que ce soient des clowns, des mannequins ou des poupées présent(e)s dans les domiciles des gens. J’ai vu de près ces apparitions en classe, dans les vitrines, etc. Mais ce n’était pas insoutenable. Mon pire cauchemar, c’était d’être en compagnie de personnes qui possèdent des collections de poupées. Ces sortes de bambins au sourire malsain assis dans un coin de la pièce. C’était une caverne de l’effroi pour moi, et à chaque détail supplémentaire accumulait de la peur en moi. Certains disent que ce n’est pas une peur très répandue, et pourtant, je connais beaucoup de gens qui souffrent du même problème. Même chez le quidam, peu concerné par les névroses complexes dont sont capables les cerveaux complexes de mon genre, on me parle souvent de ce type de peur, sans que ça devienne une obsession ou quoi que ce soit. Je comptais faire aussi un chapitre sur le fait qu’en dehors des poupées de collection, les poupées de jeu – qui sont souvent réservées aux Tea parties improvisées des jeunes demoiselles – traînent souvent dans la pièce, sont tripotées par des petites mains pas toujours très propres (les marmots se curent souvent le nez…) et sont donc sujettes à une hygiène douteuse en dépit de leur apparence soignée; mais ce n’est qu’un détail. Je n’ai rien contre les bambins, mais certains me donnent la nausée quand ils font certaines choses en rapport avec leurs sécrétions nasales (et/ou autres 😀 ).

Le marché du jouet est important dans chaque pays. J’aurais dû l’évoquer plus tôt, et d’une manière un peu plus générale, mais au final, le jouet a toujours eu une importance capitale dans toutes les époques. Que ce soit durant l’Antiquité où on jouait aux dés, aux jeux de société, et même déjà à ce qu’on pourrait appeler un ersatz de poupée (un morceau de bois taillé en forme de silhouette humaine et quelques brindilles de foin pour évoquer les cheveux font l’affaire), afin que la jeune fille exprime en cet objet anodin toute sa fibre maternelle. De nos jours, c’est le même principe: mais le réalisme entre en ligne de mire, tout cela grâce aux progrès techniques. Combien de fois j’ai vu des poupées génériques évoquant la forme du nourrisson, dans les vitrines, les supermarchés (dans la famille, nous étions tous très férus des grandes surfaces comme Carrefour, Toys’R’Us ou encore Monoprix jusqu’à une certaine période, maintenant nous n’allons plus qu’à Monoprix en raison de la proximité).

 

 

Évidemment, ces nourrissons étaient pour moi avant tout l’expression de l’effroi, avec leur texture en plastique mou, et cette expression figée sur le faciès, comme s’ils avaient connu le calvaire de l’industrie avant d’avoir connu le visage de leur nouvelle maman. Quoi qu’il en soit, je n’ai plus peur de ces jouets ridicules, en raison d’un vidéaste Américain qui les utilisait dans des tutoriels bidons pour les prendre en dérision: j’ai nommé… HowToBasic. Merci à toi, vieux.

 

Dès lors, je me permets d’ouvrir un axe de pensée. La poupée de demain sera-t-elle aussi réaliste que l’homme d’aujourd’hui? Ou que la femme? ndlr: Désolé si j’ai pas mis l’écriture inclusive, je n’ai pas de point médian sur mon clavier. Et si je mets un point standard (.), Opera Browser souligne tout en rouge, considérant cette orthographe comme hérétique (Encore des phallocrates morbides derrière l’invention du dictionnaire).

Grossièrement, et pour reprendre l’image de la vallée dérangeante, nous sommes à une époque où la poupée possède une ressemblance frappante à l’être humain… Mais incomplète. En effet le schéma de la vallée dérangeante peut être parfaitement calqué sur l’évolution technique dans l’absolu: Durant l’Antiquité, faite de bois, la poupée n’avait que peu de ressemblance à l’humain en général. Après la maîtrise de la porcelaine et autres matériaux sculptables légers, la fin du second millénaire (1600-1900) a vu apparaître des formes de plus en plus convaincantes. Suite à la maîtrise du plastique (1900-2000), de nouveaux modèles sont apparus. C’est non sans évoquer, durant le XXème siècle, l’industrie du cinéma, qui frappe elle aussi par son réalisme de plus en plus proche du quotidien. Une forme de convergence technique. De sorte que des réactionnaires n’ont pas manqué de protester contre cette contrefaçon de la réalité. Combien de fois a-t-on entendu, « Quelle violence ! » devant des effets spéciaux à couper le souffle, devant la maîtrise des effets 3D, des particules, etc. Pourtant, personne n’a protesté contre l’apparition de poupées réalistes faites à partir de porcelaine, alors que c’est tout autant une appropriation du champ lexical de la nature. Non? C’est tromper le regard des gens avec des artifices.
Mais personne n’a protesté contre cette évolution technique, tout simplement parce que personne n’a vécu aussi longtemps (1600-1900). Autrement dit, vu que ça a mis des siècles à venir, le temps a dilué l’élaboration de cette évolution technique, et toute interprétation personnelle qui allait avec. Actuellement, je fais une interprétation historique grâce à des documents avérés, vu que nous en avons pleins; alors cela n’a rien de personnel (je n’étais pas né en 1600, vous devinez).

 

Du coup, à partir de ce que j’ai dit ci-dessus, que se passe-t-il si nous nous trouvons historiquement au milieu de la vallée dérangeante et qu’un éminent industriel Américain décide de créer une poupée semi-réaliste, aux détails saisissants, à l’expression profonde, et qui aurait pour designer, un artiste incompris?

 

 

Cela donne quelque chose de très singulier. Avant de donner des noms (même s’il est dans le titre), rappelons-nous pendant un instant des années 60. Cela peut plaire à certains que je parle de leurs Années d’or. Polnareff, Pompidou, le rock, le Cacolac, … Tant de souvenirs! Mais en ce qui me concerne, je trouve cette période assez laxiste. Enfin bref. Je connais beaucoup de monde qui y est né, et qui m’ont rapporté pas mal de détails au sujet de cette période. Je vais rassembler ici mes connaissances sur les poupées d’époque. Apparemment, les années 60 étaient marquées par la mode des yeux marrons, très ronds, sans blanc d’œil, et avec un iris réaliste (un peu comme le kawaï de nos jours, c’est un précurseur). J’espère que vous visualisez déjà la forme, parce que c’est celle de la poupée en question. L’éminent industriel avait aussi la motivation de casser l’image de la poupée opulente, comme par exemple, Barbie. Cette poupée, largement connue, est censée refléter (selon son créateur) la femme moderne, aisée, socialement épanouie, limitée intellectuellement en raison de sa propension à consumer son temps de cerveau disponible en shopping futile et onéreux, et surtout, souriante. ndlr: Je trouve cette représentation bornée et insultante.
Du coup, Hasbro, notre éminent industriel, que j’ai enfin eu l’audace de nommer, a voulu protester contre cette mise en abime de la théorie capitaliste en créant une poupée spécialement taillée pour correspondre à l’inverse de Barbie: une fillette d’à peine 10 ans, qui est pauvre, seule, fragile, sans ami(e)s, sans toit, sans parents, habillée littéralement comme un sac (en toile de jute), et qui doit avoir atteint un stade d’émotion permanente en raison de sa misère, qui se voit sur son petit visage nostalgique. De plus, non seulement elle n’est pas souriante, mais en plus elle possède une larme sous l’œil gauche, qu’il fallait enlever dès son achat. Le coup de grâce? C’est qu’elle n’avait aucun nom… Excepté un pseudonyme, qu’il fallait supplanter par un nom de son choix. Lequel est-ce? Je vais vous le dire: Little Miss No Name. Ou « petite demoiselle sans nom » pour les non-anglophones (qui se font rares de nos jours). Franchement, quand vous êtes dans un magasin, que vous voyez une fillette pleurer dans sa boîte (qui est en plus décorée avec une tempête de neige, dans laquelle marche la pauvre poupée), quel serait votre réflexe?

 

 

Non, pas celui de l’acheter. J’ai déjà accidentellement croisé cette poupée à plusieurs reprises dans ma vie, et à chaque fois, elle ne m’a pas laissé neutre. Les souvenirs sont très flous. Je crois que la première fois remonte à 2004. Dans une grande surface à Maisons-Laffite. Je ne suis pas sûr que c’était la même, mais je me souviens avoir authentiquement flippé devant, alors que nous étions aux caisses du magasin. En effet, il y avait une sorte d’outlet à proximité de la sortie. Au cas où vous voudriez prendre vos jambes à votre cou en voyant sa tête. Je me souviens aussi m’être dit, que : « Heureusement que personne dans ma famille ne voudrait de cette poupée, et que nous allons bientôt rentrer chez nous » (— Avgardiste, 2004). J’étais vraiment dans un état de panique totale. Elle se situait à 6 mètres, mais le simple contact visuel m’a mis la puce à l’oreille. Étant de nature curieuse, j’observe souvent ce genre de détails, et parfois je tombe sur ce genre de choses.

Little Miss No Name vous regarde de ses grands yeux écarlates.

Ces yeux angoissants, ronds comme des phares, qui monopolisent ce visage ovale au front désertique, à tel point qu’on devrait plutôt dire qu’on les remarque comme « Les yeux au milieu du visage ». Ils me dévisagent, et entrent dans mon âme comme une aura maléfique. Un nez minuscule, un front de dauphin, et une minuscule bouche exprimant la tristesse, c’est un résumé assez court de ce que je ressens quand je vois cette poupée.

Je l’ai aussi croisée parfois en brocante. Je faisais beaucoup les brocantes en Normandie, dans le Calvados. Et il y avait beaucoup de vieux jouets, y compris des poupées. Si je me souviens bien, je l’ai déjà croisée aussi, sans habit et sans boîte. Et même plus tard sur un blog en 2012 (avec un Japonais qui s’amusait à les customizer). Là, je redécouvre cette poupée début 2018 dans un classement des 20 jouets les plus effrayants jamais inventés, et c’est ce qui m’a motivé à écrire cet article…

 

Dedans, un podcasteur nous présente une liste de jouets jugés les plus terrifiants. Bien évidemment, la liste n’est pas exhaustive, mais elle rassemble déjà pas mal d’items. Les jouets les plus incongrus et décalés défilent, jusqu’à ce qu’à la première place, on voit cette fillette aux yeux marrons apparaître.

Vous me voyez venir. Je vais dire « Oh, il a tellement raison, c’est trop flippant »… Alors je ne sais pas si c’est un effet de psychologie inversée, ou si ce sont mes instincts paternels, qui surviennent à l’âge de 20 ans, et qui me forcent à protéger ce petit échantillon d’enfant. Mais je trouve ça authentiquement méchant. Oui, messieurs. Après avoir déploré son étrangeté, je viens de dire que je suis vraiment indigné devant une telle gratuité pour une course à l’audience… Déjà, je désapprouve largement le format podcast et les Tops 10, car ça ne repose sur aucun fondement hormis une feuille de route très simple: se montrer devant la caméra, dire coucou, balancer quelques informations trouvées sur Google (ou dans ce qui reste de notre vie privée), et dire « Tchaô, abonnez-vous, partagez massivement, et engraissez-moi ». À force de consumer l’information, elle ne viendra plus, et le monde ne sera qu’un recyclage permanent des idées déjà créées (ndlr: Wait, c’est pas déjà le cas dans la réalité?). Limite, partager demande plus d’effort psychologique que de créer ce genre de contenu, étant donné la flemme magistrale investie dedans. Et le peu de moyens, tout cela pour gagner une pauvre rémunération. Je veux dire, quand tu fais un milliard de vues, tu peux te la péter, mais là c’est généralement 10 000 vues à tout casser. Autrement dit, 10€ de revenus (Il faut diviser le nombre de vues par 1000 pour connaître la rémunération nette) pour avoir violé plusieurs journées acharnées de rédaction à un pauvre rond-de-cuir employé chez Médiapart. À côté de ça, Google se fait des couilles en or, vu qu’il touche du fric à chaque vue, et non en fonction de seuils de clics. Tel est pris qui croyait prendre, jeune vidéaste. Mais ce n’est pas le sujet.

Voilà. Je reviens à ce sujet, et je trouve scandaleux de classer #1 une poupée qui finalement n’a pas sa place dans ce schéma. Ni même, dans le schéma de la vallée dérangeante. On peut l’avouer, ses yeux sont authentiquement mystiques, mais quand on y regarde de plus près, c’est finalement une fenêtre sur nos émotions profondes. C’est la fille vendeuse d’allumettes, la pauvre fille qui en vendait aux passants, mais dont personne ne voulait. Le reste de l’histoire est assez triste. Je veux pas spoiler, mais en gros, c’est des allumettes magiques, et quand tu les grattes, il y a des visions de ce que tu désires qui apparaissent. Et la fille pense à beaucoup de choses, du feu, de quoi manger, etc., avant de finalement penser à sa défunte grand-mère, qu’elle rejoint dans le ciel pendant qu’elle s’assoupit dans le froid, sans doute dans un dernier sommeil. C’est très triste, et même l’avant-gardiste ne peut pas se retenir de sentir une larme à son tour à chaque fois qu’il entend cette histoire.
Donc voilà, pour moi, insulter cette poupée, c’est un peu comme tirer sur l’ambulance. Soudain, c’est comme si la résistance que j’avais développée vis-à-vis de la poupée s’était transformée en une pitié, compatible avec le message initial du créateur… Que je n’ai jamais tellement évoqué, d’ailleurs. Quel paltoquet je fais. […] Je vais vous en parler sur le champ. Son nom m’échappe, car il est très mystérieux lui aussi. C’est une sorte de mélange entre de l’Américain abrégé et du Français bourgeois… Oui du Français, une sorte de titre de noblesse qui plus est. J’ai nommé: Deet d’Andrade. Personne ne sait fichtrement rien à son sujet. La seule certitude qu’on ait sur elle (ou sur lui?!), c’est que c’est un.e designer.euse qui s’est occupé.e de créer des poupées pour plusieurs commerçants. Autre détail cocasse, des collectionneuses amatrices ont demandé à la firme Hasbro (qui aujourd’hui vend surtout des poneys (que je collectionne également)) ce qu’ils savaient de cette poupée sans nom. Hé bien, soyez surpris ou non, ils n’en ont aucune… C’est comme si toute l’origine de cette poupée s’était volatilisée avec son identité initiale. Ce qui fait qu’il y a de nombreuses spéculations à son sujet. Est-ce une poupée hantée? Magique? Tantôt adorée, tantôt fuie comme la peste. On croirait lire « Totem et tabou » (Encore de Freud) quand on lit la prose de ces gens.

Personnellement, je trouve que c’est typiquement le genre de poupées qu’on pourrait croiser sur une étagère dans un bazar. Elle a une petite tête d’ancien jouet rétro issu d’une vieille époque qu’on s’empresserait de collectionner, pour peu que l’on soit connaisseur. Alors en effet, elle est hantée, voire animée, mais je trouve que cela lui va très bien. J’ai vu combien de gens essayer de changer son apparence. Cheveux blonds platines, cheveux marrons, cheveux noirs, (… Bon, les cheveux longs noirs mats, ça lui donne un air vraiment mystique…), accessoires, changement des yeux, etc. Par le grand manitou. Rien n’égale le vrai modèle, et je dois dire, les tentatives de changer les yeux sont vaines. Cela change complètement l’esprit initial de la poupée.

Mais bon, à titre expérimental, et histoire d’étoffer mon discours sur Little Miss No Name, j’ai montré une photo de cette poupée à plusieurs personnes de mon entourage. Tout en évoquant sa date de fabrication (1965) pour justifier ses grosses prunelles marrons. À chaque fois, ils m’ont dit qu’elle avait un air de vampire, avec ses yeux rutilants, voire un air terrifiant (Excepté mon père qui passait par là, et qui a demandé si c’était un petit robot, sans plus). C’est quand même un opinion qui pèse son poids, car toutes ces personnes (sauf mon père qui est aussi automatonophobique, comme mes frères et moi-même) ont eu des poupées durant leur jeunesse, et n’avaient rien à déplorer d’elles. Qu’est-ce que je peux en penser?… J’ai toujours été frappé d’automatonophobie, et voilà que, dans un revirement spectaculaire, j’ai envie de me procurer cette poupée. C’est comme un triple-plongeon dans l’inconnu. Vais-je apprécier mon acquisition, ou rester pantois devant le regard rougeoyant de ma nouvelle progéniture? Tout ce que je sais, c’est qu’elle coûte relativement cher sur eBay. C’est une poupée de collection, mais pas forcément de prestige, avouons-le. Le prestige est une excuse pour enflammer les prix, mais là c’est peu justifié. Elles coûtent généralement autour de 180€. Parfois, il y a des poupées un peu cassées qui circulent, mais leur prix reste exorbitant (~60€), et il leur manque une jambe. Si bien qu’à force de chercher, j’ai découvert un site méconnu du grand public (lequel se fait sucrer son fric sur les sites généraux), et je dois avouer que les prix pratiqués sont honnêtes, comparé à eBay, où tout est devenu cher.

 

 

Franchement, je pourrais m’étaler sur du hors-sujet encore une fois; mais j’aime beaucoup eBay. Certains disent qu’il n’est plus prisé, et qu’Amazon, où je fais aussi mes courses (ainsi que Monop… Déjà dit), l’a supplanté. Ce n’est pas la sensation que j’ai en le visitant, mais depuis 2010, je trouve que les prix sont franchement à la hausse. Ils sont parfois 10x trop chers, alors que c’est de l’occasion (qui devrait être égale à 50% du prix initial environ). Additionnez l’amortissement sous forme d’annuités, et vous constaterez combien les vendeurs sur eBay se font une plus-value astronomique. Mais cela ne concerne pas qu’eBay, cela concerne tout le marché de l’occasion, voire du neuf. Car en effet, comme si le simple fait d’acheter trop cher ne suffisait pas, on se retrouve soi-même à pratiquer ces tarifs honteux, si on achète auprès de ces escrocs. Imaginez le cas de figure suivant: j’achète un magnétoscope Funai d’occasion pour 80€ sur un site quelconque. Je suis content, mais j’en ai trouvé un moins cher, en meilleur état, et plus moderne pour 20€ chez EasyCash. En conséquence, je n’ai plus envie du Funai. Quel sera mon réflexe? Revendre le magnétoscope. Mais pour obtenir un revenu sur investissement, et éviter toute perte de fric, je vais donc devoir le revendre… 90€! Sans compter les frais de port! Autrement dit, acheter c’est être complice de cette bulle spéculative qui va bientôt éclater et emporter toutes les structures du marché de l’occasion avec elle. Dans un contexte plus général, le simple fait d’acheter sera un luxe. Parce qu’à force de faire grimper les prix, les plus démunis ne pourront plus rien s’acheter. Et alors, des petites filles en train de se peler dans la rue, habillées en sac de jute, vous en verrez, à ce moment-là, fripons. Vous pourrez même les acheter à leur tour, BANDE DE CAPIT… Oups. Mon ex-esprit trotskyste a encore frappé. Encore un ancien fantôme. Mais comme dirait Erik Satie, que reste-t-il d’une nation si l’on lui enlève ses fantômes. C’est comme retirer les reliques de Windows 95 dans Windows 10, Microsoft a retiré toutes les anciennes icônes. C’est une blague. Traditions perdues. Etc.

Je suis monté un peu haut non? Tout ça pour une poupée vous dites? Oui c’est vrai, mais vous devriez être habitué à me voir raisonner à partir de sujets simplissimes, à force de me lire. Si vous êtes là par hasard, en revanche, je suis sûr que votre cerveau est déjà en ébullition, et si vous êtes automatonophobique, j’espère quand même avoir ouvert votre parachute de l’ouverture d’esprit entre temps, sans quoi vous êtes sans doute en train de faire un AVC. Néanmoins, je suis content d’avoir abordé toute cette palette de sujets en un texte record, sous la providence de WordPress, qui héberge quand même mes tord-boyaux-goûtus littéraires depuis 2010.
J’ai un peu égaré le fil du sujet, mais de toute évidence, j’ai déjà abordé pas mal de choses. C’est peut-être une esquive de ma part pour éviter d’évoquer plus loin mon ressenti que je canalise moi-même que très peu. En ce qui me concerne, j’ai très envie d’en posséder une. Ce que je crains, c’est qu’immédiatement après la commande, que nous devenions tous deux des incompris, déjà moi, pour l’avoir adoptée, et elle, pour correspondre à des standards désuets d’une société axée sur le plaisir immédiat, comme une tête chercheuse guidée par l’intérêt de ce qui est supposé être personnel, et qui n’a plus aucune référence visuelle, qui est pourtant un sens important de nos jours.

Toujours est-il que c’est une découverte fascinante. C’est comme si Deet d’Andrade s’était approprié(e) un langage visuel qui traverse toutes les frontières mentales. J’ignore comment ponctuer cet article déjà très fourni en informations, mais toujours est-il que je pense me lancer dans l’adoption / confection de poupées, et n’hésiterai pas à vous en faire part. Étant industrieux de nature, je n’hésiterai pas à confectionner des moules, couler des yeux en résine synthétique, expérimenter des formes et des chevelures. Et pourquoi pas me créer un armada de poupées sculptées à ma manière. Ce serait une expérience intéressante voire enrichissante, étant donné que au XXIème siècle, n’importe quel gus peut s’improviser coiffeur, électricien, kébabiste, président de la République, … Et tous ces jolis métiers. Y’a pas de sot métier, je m’y mets dès que possible.

… Quand j’aurai de l’argent.

Les études d’avant…

En rangeant quelques affaires, je suis tombé sur un vieux cahier de CE1, que j’ai feuilleté par curiosité… Et voilà ce qu’on nous donnait comme exercice, quand on était jeunes. Dire que certains prétendent que c’était mieux avant :

Transforme ces groupes de mots pour qu’ils deviennent des phrases.

Qui le chocolat? [ndla: Jusqu’ici tout va bien] – Le tracteur porte des chaussettes pour lire la télévision. – Le mirangoule cartalutera sur le sol. – élèves sont absents. – 300 places, salle de cinéma – Le l’autoroute panne camion tombé est en sur – Le petit chat malade

Et en-dessous de cette fiche imprimée, voici les réponses (les fautes sont laissées telles qu’elles) :

qQui croqule chocolat?
e

Le facteur porte des lunnette pour regarder
la télévision
Le garçon fera des galipèttets sur le sol.

deux élèves sont absents

il y a 300 places, salle dans la salle –
– de cinéma.

le camion et tombé en panne sur l’ –
– autoroute.

le petit chat et malade

 

Sur cet exercice, j’ai fait beaucoup plus de fautes. Sans doute à cause de la pénétrante attente anxieuse de la professeur qui s’attendait à un fou rire général de la classe; alors qu’il n’y a rien eu… 🙂

[Technologie] Je n’aime pas l’Internet de Google

L’Internet de Google? Mais il est fou cet avant-gardiste… Il l’a pas acheté lol, il est à tout le monde.

Eh bien non, avant-gardiste n’est pas fou. Il ne revient pas d’un centre psychiatrique après toutes ces absences, mais il revient d’un long parcours qui a fait de lui un informaticien beaucoup plus endurci. Pour en revenir au sujet: vous faites erreur! Ce n’est pas parce que l’on ne paye pas quelque chose que l’on ne devient pas propriétaire. En effet, il y a plein d’autres méthodes, pour acquérir des objets, de l’argent, ou des biens immatériaux: héritage, cambriolage, … Mais il existe une dernière méthode pour devenir propriétaire: Devenir le médiateur…

En effet, médiateur vient de mediator en Latin, qui signifie « celui qui est au milieu ». Sur le point de vue sécurité, une allusion tacite à l’attaque de l’homme du milieu se prépare. Hé bien oui, Google (et il est difficile de le nier) se met au milieu de chaque endroit du Web, entre chaque connexion, sous les yeux de chaque internaute. Mais il n’est pas le seul, il peut s’agir aussi de Facebook, de Twitter, et d’autres. Cela paraît absurde, mais ça me fait penser à l’attaque de l’homme du milieu. Cette attaque consiste à se glisser entre deux ordinateurs, en se faisant passer pour l’autre ordinateur. Je sens d’ici l’hilarité de certains (Hahaha, mais ça n’a rien à voir). Mais quand Facebook dit « Partagez votre profil avec vos amis » en faisant oublier que c’est Facebook qui demande l’information et que c’est lui qui la traite, n’est-ce pas lui qui se fait passer pour la voix de nos amis? N’est-ce pas un piège qu’il nous tend là?

Concernant le trafic extérieur en direction des sites Internet, qui pourrait être mieux placé pour contrôler ces flux que Google? La firme de MountainView est au courant de chaque connexion que les utilisateurs font à son site, peut les lire, et peut MÊME être au courant des connexions à d’autres sites, grâce à Google Analytics (qu’on installe sciemment sur notre serveur), et autres outils dont les webmestres usent et abusent sans pour autant en estimer les conséquences.

Car c’est bien d’avoir des statistiques, d’avoir des CSS, des scripts ou des polices hébergées sur un serveur extérieur (mais bon, appeler des scripts « Cross-sites » ça aurait été impensable dans les années 90, voire quelques années auparavent), mais que fait-on de la neutralité des contenus? On peut parfaitement, et en plus Google l’autorise, télécharger les polices et les héberger sur notre propre serveur. Pareil pour les scripts, et que personne n’invoque l’excuse « c’est plus rapide » car déjà, si vous faites un site sérieux, vous avez une bande-passante correcte, et en plus, ça ne permettra d’économiser que quelques dizaines de millisecondes (qui ne feront AUCUNE différence à l’oeil nu). En plus, héberger sur un site extérieur multiplie les failles XSS, et si Google est en panne (ça peut arriver, les administrateurs sont humains après tout), tout site qui dépend de Google ne fonctionnera plus.

Vous croyez avoir tout entendu, mais ce n’est pas tout. Imaginons que Google déploie un script (sur ajax.googleapis.com), et qu’il se fasse hacker. Ce sont plusieurs millions d’utilisateurs qui se feront pirater grâce aux failles Javascript, et qui exécuteront un ransomware sur leurs machines.

A new Ransomware-as-a-service, dubbed Ransom32, has been spotted that for the first time uses a ransomware written in JavaScript to infect Mac, Windows as well as Linux machines.

Linux et Mac sont concernés aussi. C’est très fréquent sur des sites malveillants, alors je ne vois pas pourquoi ça ne pourrait pas arriver à Google. D’autant plus qu’ils se sont fait hacker plusieurs fois, souvent pour afficher un message fanatique. Dans cette affaire, Google a noyé le poisson en disant que c’est un détournement de DNS. Le danger est tout aussi important, car on peut rediriger vers un site infecté (c’est même encore plus facile pour un pirate, car on peut configurer le serveur Web infecté comme on veut). C’est extrêmement rare, mais il suffit d’une fois et ce sera la bonne…

Pour ma part, je pense que les technologies hébergées ont connu un trop grand engouement de la part des foules et des prestataires. Beaucoup d’entreprises sous-traitent leur comptabilité à distance, alors que ce sont des données extrêmement sensibles, et il suffit qu’un hacker la découvre et la décrypte pour que tout soit découvert. Certes, le décryptage, s’il est solide, peut mettre plusieurs mois avant que ce soit totalement décrypté. Mais n’oublions pas qu’une donnée comptable est valable d’une année sur l’autre, du coup, même si la connexion dure 3 heures, la donnée, elle, est conservée. « Moins une information circule, et moins elle est en danger ». C’est à peu près ça qu’il faut se mettre dans le ciboulot pour survivre en société. La prudence était maximale, mais les réseaux sociaux ont forgé un trou dans nos consciences, et ont permis (non pas de voler mais) d’apprendre aux gens à fournir des informations sur eux-mêmes, et sur leurs proches. C’est comme de la collaboration finalement.

Le Cloud, c’est trop tôt, d’autant plus que si c’est gratuit, DropBox, OneDrive et Google Drive se permettent toutes sortes de choses. Ils se permettent de regarder dans les fichiers pour enrichir leurs bases de données pour savoir ce qui nous « intéresse », pour nous faire consommer de la pub. Mais croyez-vous qu’ils s’arrêteront uniquement à la publicité…? Je veux dire, ce n’est qu’un début, qui sait, peut-être qu’ils casseront l’AES-256, et qu’ils se permettront de partager des photos à des tiers. Oups! C’est pas Facebook ça?
En parlant de Facebook, j’ai entendu parler qu’ils (volontairement) s’amusaient à modifier des publications pour analyser les réactions des utilisateurs. Pas des contenus publics, mais des contenus privés et uniquement échangés entre amis. Des cercles fermés, quoi.

Ce qui prouve une fois de plus que contrairement aux apparences, et quelle que soit la confidentialité de votre compte, votre réputation, ou votre profil, Facebook peut accéder à n’importe quel cercle social, et jouer aux djinns des forêts. C’est pas embêtant tout ça? Oh, Orwell. Je t’avais pas vu venir 🙂 !

Alors pour moi, c’est: NIET. La conservation des données chez un tiers, ça ne me met pas sur une pente stable. C’est la même chose sur les systèmes d’exploitation, alors que ceux-ci sont censés être garands d’une certaine autonomie (du moins à l’origine). Microsoft nous accule. La première fois que j’ai ouvert une session sur Windows 8, ça m’avait demandé une adresse « Microsoft » (je n’avais rien d’autre à l’époque, qu’une adresse @live.fr, donc je l’ai utilisée). Je me suis dit: Une adresse MSN pour se connecter à Windows?! Ils sont en pénurie de Valium ou quoi? Parce que franchement l’intérêt est moindre, et en plus, si c’est pour associer un nom de famille à mon PC, autant souscrire chez le Microsoft Network tout de suite (le fournisseur d’accès à Internet). On peut toujours faire un compte « hors-ligne » (Mais Microsoft dit: « bouh bouh, vous n’aurez pas de synchronisation alors! »), mais là j’en ai marre de leurs simagrées. C’est pas mon job de repenser une interface. Je les paye pour me fournir un OS, et voilà qu’ils droppent the bass avec leur interface semi-Windows semi-Winphone, qui est insupportable jusqu’au dernier degré de la raison avec ses animations minables qui feraient cracher une carte VGA d’époque. Parce que leur merde est encore plus lourde qu’Aero, alors que ça utilise 90% de monochrome, et 10% de contours pour les boutons. Quand j’utilise un PC, j’aime à utiliser un PC. Et je vous raconte pas le nombre de « addons » qu’il faut installer pour engloutir la mémoire virtuelle retrouver un Windows décent. Si c’est ça à chaque nouvelle installation, je préfère revenir à Windows XP, ou carrément me mettre sous Linux. Moi qui ai tellement prêché du bien sur Windows.

De toute façon, Windows XP est trop vieux (même si on peut toujours compléter des tâches avec, que ce soit naviguer ou faire de la bureautique, ainsi que d’autres choses), et c’est un des seuls arguments des dévots de Windows 10 pour qu’on passe à la dernière version. Version bourrée de télémétrie qui ferait imploser un modem 56K. Je veux dire, ok pour retourner quelques données… C’est normal… Mais avant de continuer mon argumentation, je vous demande qu’on fasse un arrêt sur image. Je suis sûr que certains sont choqués par ce que je viens de dire: « ok pour retourner quelques données ». Car je viens de dire le contraire de ce que je défends. Mais ne vous y méprenez pas, toute invention a un côté positif. Le Big Data (car c’est comme ça qu’on l’appelle) est très utile. Du moins dans certains cas. Et Valve, le grand développeur de jeux vidéo, sans cette fabuleuse invention, n’aurait jamais pu deviner que les joueurs préfèrent explorer les maps plutôt que de suivre la ligne scénaristique. Cela peut être une invention formidable qui peut nous permettre d’en apprendre plus sur l’esprit humain. Sauf que sur un OS entier, cela peut mener au désastre.

Pendant des années, des commités comme la CNIL, ou des milliers d’acteurs non-gouvernementaux ont défendu le caractère privé des données personnelles depuis notre système informatique. Cela ne se fait pas. Même si les données ne compromettent pas notre identité, c’est la manière qui dérange. C’est un backdoor potentiel, et des hackers peuvent exploiter cette ouverture pour détourner énormément de données. Les multinationales nous servent leur slogan préféré: « Nous protégeons vos données ». Sauf qu’il y a plusieurs contextes de protection, et de données. Et selon le contexte, la donnée peut se retrouver sur le réseau, ou sur le serveur de la multinationale. Sauf que quand c’est sur le réseau, PERSONNE ne peut protéger la donnée et elle se retrouve dans la jungle. D’autant plus que la multinationale peut décider de demander de plus en plus d’informations, qui sait.

Autrement dit, Google a cassé mon PC en ligne, et cassé le format logiciel.

Du coup, j’ai eu une idée. Vu que le XXIème siècle nous propose moultes manières de stocker nos données (dont le Cloud, qui est un support très [trop] amovible), j’ai décidé de créer un PC hors-ligne où je stockerai toutes mes données. Ce ne seront pas des données sensibles, mais simplement des données qui ne nécessiteront pas d’être partagées sur Internet. Vu que le mot d’ordre est sécurité, je ne vois pas mieux. Ce ne sera pas un PC exposé à quelque réseau, et qui ne sera pas connu des services. Il ne sera pas à jour, mais que demande-t-on à un PC hors-ligne, si ce n’est de stocker. Je le rangerai dans un placard, et j’essaierai d’acheter un L‭TO d’occasion pour graver sur des bandes magnétiques de très grande capacité (Un L‭T‭O supporte des bandes de 12To, autrement dit plus de 12 000 Go) que je crypterai sans doute en PGP + AES-256, afin de me créer une solution de sauvegarde interne. Le tout fonctionnerait avec Windows 2003 Server, car il a un noyau plus évolué que XP (sans pour autant tomber dans la v6.0). Vu que la fibre permet des échanges rapides, j’ouvrirai un Cloud fait maison (plus besoin de Skype et compagnie) pour communiquer avec des tiers. Ce serait bien si tout le monde faisait comme ça, car gérer Internet au niveau régionnal serait une solution contre l’intrusion de la N‭‭S‭‭A et d’autres conneries Américaines teintées d’interventionnisme. Et puis, pourquoi pas créer un PC routeur avec IPCOP, car Linux est très idéal pour les pare-feux (beaucoup d’entre eux utilisent Linux), histoire de couper les ponts avec cet Internet devenu un éunième espace occupé par une certaine égémonie.

… Et en plus, ch’uis diplômé BTS, bientôt, donc autant passer au cap supérieur ;-P

Voilà, j’espère vous avoir fait réfléchir quant à certaines réalités. Internet est un milieu très vivace, constamment évolutif, mais comme dans tout espace, il faut savoir être prudent. Y compris avec ceux avec qui vous partagez vos expériences. Les multinationales nous offrent des contenus certes, eh bien sachons anticiper les effets d’un partage évasif et non-contrôlé.

 

La nouvelle interface : le flat design

OK, ça fait plusieurs années que la mode des « flat designs » existe. J’ai rien compris à cette interface, mais j’ai compris l’origine des faits. En fait, Microsoft a simplement mis à la mode ce type de design complètement décloisonné. On ne distingue plus rien de rien.

Quand j’ai vu la nouvelle interface WordPress, ou encore Google One, toutes mes idées, toute mon inspiration est partie. C’est irresponsable de la part d’une firme qui est censée satisfaire un public varié. Ce que je vois, c’est une feuille de papier blanc à la mine blafarde, qui révèle l’éclairage néon tout autant pâlichon de mon écran LCD (celui de mon PC de marque HP ENVY, qui n’est pas de très bonne facture en plus!).

TOUTES les interfaces que j’ai vues, je m’y suis adapté. Mais celle-là, ça rend minable sur un écran d’ordinateur en tout cas. J’ai envie de revenir à la période des interfaces sophistiquées. J’ai envie de repousser les limites du « eye candy » (délice pour les yeux), comme disent les Américains. Nous avons largement dépassé les restrictions que les anciennes configurations nous ont imposé, et désormais, seul l’imaginaire peut repousser ces limites. Le bureau 3D Linux, Aéro, plein de dégradés luisants et des boutons gourmands en design. Sans pour autant tomber dans l’ornement excessif de Apple (je ne suis pas un fan d’Apple, excepté pour leurs bons vieux eMacs), le bon vieux temps du Windows Vista avec plein d’effets Aéro est loin. En effet, cette interface est largement inspirée d’Apple, à cause de la supériorité graphique dont la firme faisait usage pour vendre leurs produits. Bon, j’aime pas le gris pâle, mais ça peut plaire à d’autres.

Microsoft a tenu sa revanche sur Apple; il a voulu montrer que c’était lui qui tenait les rênes, et a décidé de changer son look pour adopter quelque chose de plus sobre. Il a sorti le nouveau Windows 8, et il a entraîné tout le monde avec lui. Vu que Windows est utilisé par 90% des internautes, il est urgent de suivre le troupeau. Les designeurs ont tenté d’adapter leur « empreinte visuelle » à celle de l’OS le plus utilisé par les internautes histoire de rentrer dans le lot, et de faire rentrer l’appareil génital de Steve Ballmer dans leur orifice buccal. Le problème, c’est que bien souvent, les designeurs ne savent pas ce qu’est un « vrai flat ». En effet, contrairement au design à la Windows 98, à la Windows XP, ou à la Vista, aucun code visuel ne peut clairement être désigné comme « flat ». Microsoft fait un usage morbide de la simplicité, et quand vous comparez leurs interfaces avec les sites Internet, c’est très varié. Cela peut aller de l’utilisation d’arrière-plans monochromes jusqu’à d’énormes boutons plats qui, lorsqu’ils sont survolés, fondent vers le blanc. Des grosses polices sans goût, c’est une interface idiote, mais vendeuse, donc on adopte. C’est fou comme on mêle à la fois sobriété et clinquant. Quand vous voyez une tuile sur Windows Phone, elle est carrée (sauf les avatars qui sont mysérieusement ronds, comme mes grands yeux écarquillés devant autant de sporadicité). Mais la police est en ClearType (paradoxe!!!). Quand vous la survolez, y’a un surlignement en blanc d’une simplicité ringardisante, et quand vous cliquez, y’a une animation de bouton « enfoncé »… What the actual f*ck. On dirait un croisement entre une interface pré-1980, voire années 1970, vu le code couleurs, et une sorte d’avant-gardisme pseudo-science fiction de l’an 3000 qui fait sourire les gamins fans de tablettes. Pft.

Ca me rappelle une fois, lorsque j’étais au MacDo (j’aime pas y manger, mais j’accompagne ma grand-mère qui apprécie leur menu salade), il y avait un gugusse plutôt maigrichon qui surfait sur sa tablette Samsung, lorsque son fils a d’un coup décidé d’y toucher. Le géniteur a tout de suite accepté. Certains diront qu’il a sûrement l’âge de s’adonner à l’analyse de quelques gadgets pour s’en servir, découvrir, etc. (déjà, si tu veux découvrir le monde de l’informatique, le schmartphone, laisse tomber). Mais genre, ce n’était pas un enfant mature, plutôt un enfant de 2 balais: il était dans une poussette. Je me demande ce qui arrivera à ce gamin s’il commence à toucher une tablette sans contrainte dès son plus jeune âge. Très très mauvais tableau en perspective… Déjà, leur cerveau n’est pas entièrement développé, et l’utilisation du smartphone peut mener à des problèmes biologiques (hyperactivité, insomnie, menant à une dépression). Le système nerveux a encore besoin de calme et de « neutralité extérieure » pour se développer à terme. Ces enfants ne sont pas « totalement incarnés », pour ainsi dire, et ce smartphone encombre le chemin de l’élévation au niveau d’adulte.

Pour en revenir à ModernUI (ou Continuum dans sa version 10), je trouve que la consommation est déplorable. Si au moins ça pouvait fonctionner sur des anciennes configurations… Mais non, ce mastodonte consomme autant qu’Aero… Pfeuh! Bill Gates, reviens à ton poste, on en a marre des tactiques de Ballmer. Il est loin le temps du Windows NT, orienté efficacité, et multi-utilisateurs. Ca se voit que chez Microsoft, on hésite entre le monde du PC et le monde du mobile, mais de là à fusionner les deux, c’est vraiment un carnage. Rien que le smartphone est une marque de la dégénérescence du marché, où on ne fait plus tellement la différence entre une console, un portable, et un ordinateur !!!! Même les décodeurs TNT et les systèmes de surveillance utilisent du Linux!

Tout est informatisé, et au détriment du savoir commun. (Vous avez déjà vu un type lambda qui s’intéresse à comment fonctionne un ordinateur? Ou qui se demande pourquoi y’a 150 toolbars sur son Internet Explorer ?)

Je pense que Microsoft veut simplement imposer une norme de l’interface. Avant, nous n’avions rien d’autre que les affichages à gaz, les écrans à cristaux liquides, … Comme sur les radio-réveils et les magnétoscopes. Il y avait aussi les titreuses analogiques, sur les camescopes, et certaines chaînes de TV. Le flat est donc le nouveau successeur des interfaces terminales et des écrans d’affichage. TF1 aussi imite ce style. Désormais, on pourra avoir des écrans LCD sur fond blanc et avec une police Segoe UI Light (rappel: c’est la police de prédilection utilisée sur les Windows Phone). On voit où va le monde hyperconnecté. La 5G arrive. On pourra bientôt appliquer cette interface à n’importe quel type appareil. En espérant que la qualité s’améliore. Un thermomètre branché sur un gros câble RJ45 ça vous tente? Un lave-linge connecté? Rassurez-vous! Tout cela existe (le thermomètre je sais pas, par contre). Et ne vous inquiétez pas si on vous demande si c’est à usage domestique, et que personne ne peut savoir si on utilisera l’appareil : il faut ouvrir un compte sur le site du vendeur pour pouvoir utiliser les fonctionnalités du lave-linge connecté. Ah! C’est-y pas beau tout ça? Et après, peut-être qu’on fera pareil sur les Teddy Bears et les Barbie de nos enfants. Comment comment? Je m’égare? Mais non, ça existe, les peluches connectées, ça fait un malheur dans l’industrie, malgré les inconvénients qui en découlent. Comme l’espionnage au niveau de l’enfant.

Et qu’est-ce que deviendra l’individu, entouré de toutes ces caméras, s’il ne connaît pas un développement serein?

[Autre] Quelques pensées sur le système scolaire

Je pense que le système scolaire est une immense usine à formater. Ce début de texte sonne comme un recyclage pseudo-anarchiste qui revendique le laisser-aller et pourtant… Tout ceci se passe depuis notre enfance, et nous avons été conditionnés. Depuis qu’on est petit, on nous invite à aller dans la cour de récréation. Pour y faire quoi précisément? Je n’y ai vu que des gens sauter à la corde et jouer à la marelle. Ils étaient très joyeux! Mais ces activités sont considérées comme futiles.

Cependant, une fois en cours, ils ont plus du tout la même tête; ils n’arrive pas à se concentrer. Même s’ils se sont dépensés, ils n’arrivent pas à travailler… Pourtant le travail est « obligatoire ».

Finalement, ce n’est pas le fait de s’amuser qui rend l’élève abruti, mais le fait que ça serve à gaspiller leur énergie créatrice à jouer à la marelle, pour rendre leur cerveau disponible au travail écolier. Leur énergie créatrice, c’est ce qui les « déconnecte » du travail. On n’en veut pas. Créer, c’est jouer aux enfants. Or les enfants ne sont pas disciplinés. Ce n’est pas un syndrome d’hyperactivité, mais une perte d’intérêt pour les études. Ce qui prouve que ce n’est pas adapté aux enfants!

Dans le collège, c’est quasiment pareil, sauf que les récréations servent à transformer notre énergie vitale en discussions inutiles, et ainsi oublier le système. Ce qui génère une angoisse. C’est l’âge ingrat. Suffisamment ingrat pour refuser toute soumission. Et à force d’angoisser, les gens nous voient comme des inadaptés, des retardés, des mauvais élèves; personne ne nous en indique les origines; les médecins nous droguent aux antidépresseurs, on considère comme « maladie » le fait d’être en pleine possession de notre individualité créatrice. Une seconde d’individualité dans ce monde nous empêche d’avancer parmi les autres. On est comme sur un îlot perdu. Mais une société sans individu, est-ce vraiment une société ?

Ce qui nous mène à accepter un enchaînement de mauvais choix, qui passent notamment par une université, un travail, puis notre retraite. Mais que faire une fois en retraite si on n’a plus l’énergie pour s’intéresser à nos passions?

Être normal : un trouble neurologique ?

Le Syndrome Neurotypique

Définition
Le syndrome neurotypique est un trouble neurobiologique caractérisé par un souci de préoccupations sociales, des délires de supériorité, et l’obsession de conformité.

Symptômes
Les individus neurotypiques pensent souvent que leur expérience du monde est la seule, ou du moins la seule bonne. Les NTs ont du mal à être seuls. Les NTs sont souvent intolérants à l’apparence des différences mineures chez les autres. Les NTs ont du mal à communiquer directement, et beaucoup font un usage plus élevé de mensonges par rapport aux personnes neurodivergentes.

Causes
Le NT semble être d’origine génétique. Les autopsies ont montré que le cervelet du neurotypique est généralement plus petit que celui d’une personne autiste, le NT a pour cela surdéveloppé le lobe frontal, responsable de la communication et du comportement social.

Tendance
Malheureusement, les recherches montrent que plus de 9 625 sur 10 000 personnes pourraient être neurotypiques.

Traitements
Il n’existe pas de remède connu contre le Syndrome neurotypique. Le syndrome était peu connu jusqu’alors, étant donné le peu de recherches menées autour du sujet.

Adaptation
Dans de rares cas les NTs peuvent apprendre à compenser leur handicap cérébral et à interagir normalement avec des personnes présentant des différences au niveau cérébral.

Critères diagnostiques du Syndrome Neurotypique

A. Altération qualitative de la communication comme le témoigne au moins un des éléments suivants:

Retard ou Absence du langage parlé. (compensation par d’autres modes de communications comme le geste, la mimique ou l’interprétation)
Chez les individus maîtrisant suffisament le langage: Incapacité à ne pas interpréter les conversations avec autrui, de manière illogique (en cherchant continuellement des doubles sens par exemple)
Usage stéréotypé et répétitif du langage. (ex. Comment ça va ? Ça va bien.)

B. Altération qualitative de l’autonomie affective, comme en témoigne au moins deux des éléments suivants:
Obsession marquée de comportements non-verbaux, non-marqués, indéfinissables, propres à chaque personne tels que le contact oculaire, la mimique faciale, les postures corporelles et/ou les gestes.
Incapacité à établir des relations avec les pairs possédant un mode de fonctionnement différent sans faire abstraction d’une interprétation l’amenant à une carence affective excessive.
Recherche extrême voire anormale de confort dans les moments de détresse. (cherche le réconfort d’une manière stéréotypée, attire l’attention lorsque peu blessé)
Le sujet n’arrive pas à s’estimer suffisamment de manière autonome, ce qui l’amène à partager constamment ses plaisirs, ses intérêts ou ses réussites avec d’autres personnes.
Le sujet recherche constamment l’attention. Le fait de rester seul peut le mener à des comportements violents.
Présence de réprocité sociale ou émotionnelle : Le sujet n’existe pas sans le regard des autres.

C. Caractère restreint, répétitif et stéréotypé des comportements sociaux, des intérêts et des activités socialement acceptables, comme en témoigne au moins deux des éléments suivants :
– Préoccupation circonscrites à quelques centres d’intérêts stéréotypés et restreints permettant de conforter l’image sociale, tant dans son intensité que dans son orientation.
– Adhésion apparemment inflexible à des habitudes ou à des rituels spécifiques d’une incohérence certaine, mais jugée acceptable pour tout autre sujet atteint du même syndrome.
– Maniérismes moteurs stéréotypés et répétitifs dont l’absence de cohérence avec l’émotion vécue, provocant une aliénation.
– Préoccupation persistantes pour certaines parties du corps.

D. La perturbation entraine un modelage cliniquement significatif du fonctionnement social, professionnel ou dans d’autres domaines importants.

E. Il n’existe pas de retard général du langage mais la récurrence du manque de précision et de clarté de la communication est significative sur le plan clinique.

F. Au cours de l’enfance, on constate dans 90% des sujets une diminution de l’autonomie de penser, et de la curiosité pour son environnement. Il y a cependant eu un apprentissage compensatoire du comportement adaptatif.

 

AdBlock et la publicité, les écueils ressassés

Chers lecteurs qui naviguez sur mon blog avec frénésie, dans l’espoir sans doute, de recevoir quelques nouvelles à propos de quelques sujets qui tiennent à coeur l’Avantgardiste qui tient ce blog.

Voilà, donc je tenais à vous faire part de mon expérience avec ce cher logiciel: Adblock. Évidemment, ce n’est que mon expérience, mais je suis sûr que d’autres l’ont vécue aussi, c’est donc au rang de énième victime des retors des annonceurs, que je me permets de commenter céans l’abominable marché publicitaire qui larve toujours dans un coin de votre écran.

Donc voilà, vous l’aurez constaté, le Web est devenu un potentiel terrain d’exploitation pour les vendeurs, surtout depuis la vulgarisation de l’Internet ces dernières années. Mais vous voyez, ce n’est pas sans conséquence que certains ont décidé de dire « non » à cet envahisseur qu’est la pub. Ou réclame, si vous êtes Québécois. Du coup, comme je le disais, grâce aux plugins on peut contrer l’apparition de popups, les images envahissantes, et les vidéos qui se lisent toutes seules ET QUE VOUS CHERCHEZ EN VAIN PARMI VOS ONGLETS POUR VOIR D’OÙ SORT CE SON DANTESQUE. Hum.

 

Alors c’est ce pourquoi certains progammeurs ont décidé de construire des plugins (car c’est à ça qu’ils servent: étendre les fonctionnalités) qui permettent d’analyser les pages en temps réel pour vos ressortir une page nette, sans publicité, et sans annonceur coquin. C’est la nature-même de ce plugin: nettoyer les pages de tous ces déchets puants qui vous parasitent votre vue. Parfois, je reconnais même plus les pages quand elles sont nettoyées. Mais bon, ça ne s’arrête pas là! J’ai déjà vu des annonceurs qui faisaient des réprimandes à ceux qui ont décidé de renoncer à la publicité. En effet, il est affiché un avertissement lorsqu’un script détecte l’absence de certains éléments dans la page! Et c’est parfois contraignant, de pas pouvoir gratter le dos aux annonceurs, pour les webmestres, car ça leur démange beaucoup. La publicité, c’est un peu le sang du marché: c’est lui qui véhicule la plupart des idées de mode, de façon de vivre, et même de consommer. Mais il y a un terme au-delà duquel nous ne pouvons plus soutenir ces idées étant donné qu’elles sont redondantes, statiques, lassantes. Ne nous étonnons pas de notre état de santé, si nous voyons sans cesse ces flashs lumineux qui nous attirent le regard vers ce qu’on appellerait une proposition d’offre.

C’est là la fibre de la publicité: dévier vos intérêts vers ceux d’un autre, c’est pour cela que ça ne me touche jamais (ou presque): ce n’est pas intéressant, que l’on emploie telle ou telle méthode, ça reste un produit inutile, temporaire, cher, et encombrant, pour lequel il n’y a aucune méthode; ce n’est pas la publicité qui compte, c’est surtout ces manières d’user de stratagèmes vains pour attirer la clientèle, et qui mèneront à des déboires. Si on n’est pas intéressé, on ne le sera pas davantage. La publicité par son caractère séduisant est plus ennuyant qu’autre chose, car avant d’intéresser elle opportune.

Alors évidemment, c’est, comme je le disais, primordial à certaines personnes, car elles n’ont pas d’autre choix. Rémunération exige! Mais alors, si on réprimande un utilisateur d’AdBlock, on a des raisons. Mais pas les mêmes que l’utilisateur qui lui aussi a des raisons! Les publicités, c’est souvent consommateur en mémoire (inutile), dangereux (virus, vis-à-vis de la vie privée dont 80% des annonceurs se tamponnent le coquillard, mais qui râlent à leur tour quand ça les dérange), et même envahissant. On en a assez comme ça, de vos annonces bariolées. Qui accepterait cela? Hormis certains gugusses, mais par ignorance plus qu’autre chose. Mais peut-on considérer le gugusse comme quelqu’un plein de choix? Cette question mérite réflexion.

 

Certaines fois, j’ai déjà vu des personnes qui offensaient même les utilisateurs d’AdBlock: en effet, quand celles-ci venaient sur le site, on voyait un message d’erreur, mais encore moins commun, on voyait ensuite une page se charger à la suite de l’avertissement: un joyeux site pornographique de derrière les fagots (sans vouloir faire de jeu de mot anglophile) ! Merveilleux! Les webmestres ont répondu à l’acte de rebellion, comme dans un éclair de fureur et de lucidité face aux dures réalités du faquin réfractaire qui se cache derrière son PC! L’annonceur en costume à papa, décide de se venger, comme s’il était L’Élu défenseur de la publicité, ce carcan luisant qui fait tourner les têtes et les chèques en bois. Le voilà en tenue Napoléonienne qui se dirige vers les libertins qui ont défendu la liberté du Web (et ils défendent cet endroit à juste titre) pour leur donner une petite claque au bout du nez, parce qu’il a pas touché ses 0,010 centimes de clic, et qu’il en a fait une maladie chronique, le pauvre garçon.

Ne vous inquiétez pas, illuminés défenseurs de la publicité, car il existe des parades à ce genre de fraudes. Il suffit de bidouiller légèrement la configuration de votre site, pour que les publicités passent outre AdBlock, et repassent à merveille. Évidemment, c’est à votre opérateur (pour pas dire larbin) de webmestre qu’il faudra demander encore une fois de rectifier. En espérant qu’il est payé à l’heure. Parce qu’il sait ce qu’il faut faire en cas de dérive. Alors ne pâlissez plus et évitez les calmants, c’est mauvais pour l’estomac, surtout que la cantine et ses anti-vomitifs c’est déjà pas mal pour vos intestins chargés.

J’ai déjà croisé ce cas sur deviantArt où les annonceurs passaient quand même, malgré le filtre AdBlock mais une deuxième dérive a été ajoutée sur cet anarchiste qu’est AdBlock: le blocage de certains DNS, qui sont des annonceurs potentiels. En gros, je n’ai que des trucs gris à la place des annonceurs. Ca empètre sur la lisibilité, c’est pas si beau, mais ça rend quand même plus net qu’un annonceur intempestif et ses images en carton pâte et des sourires bonobos. Quand la gorge du webmestre est plus profonde que prévu et qu’il a bien écarté les fesses devant les annonceurs, il faut bien employer les moyens du bord. Donc évitez les redirections vers les sites pornos, surtout chez ceux qui sont au travail (heureusement c’est pas mon cas). Ils n’en ont cure de vos facéties d’embaucheur dépressif.

 

Et pour ceux qui sont sceptiques, la publicité n’est que le pâle reflet du bonheur atteint de l’homme moderne: la course aux obstacles entre les deux est inachevable. Car « Les hommes aiment à se voir reflétés en des miroirs troubles. » Pär Lagerkvist

Ben Reeves!

Je sais que personne ne lira ce post car mon blog est un blog du néant, et seuls quelques réactionnaires l’ont visité jusqu’ici, et ont gentiment répondu à l’un de mes posts. Mais c’est pas grave, car ça fait tourner le blog. Donc, dans ce post, j’aimerais parler à Ben Reeves, ici absent. C’est un mec qui se filme en train de se nourrir de tout et de n’importe quoi. On pourrait le soupçonner de pica, mais lisez plus bas pour voir son réel problème. Voilà, mon cher Ben Reeves, cher écolier originaire du Royaume-Uni, tu es méprisable. Je t’ai connu grâce au podcast « What The Cut », qui m’a permis de voir ta prestance avec tes histoires de cigarettes et tout, mais c’est pas là où je veux en venir.

Tu bouffes n’importe quoi. Pas de n’importe quoi. N’IMPORTE QUOI TOUT COURT. Mais pourquoi? Tu proclames te tuer lentement en avalant des néons, des cactus, de la vaseline, alors que de l’autre côté de l’Atlantique des millions de gens meurent de la Junk food (la malbouffe, un truc censé être comestible, et qui plus est, mangé par une grande partie de la population). Alors si tu veux vraiment te flinguer la santé, commence par là. Tu es ridicule à bouffer tout cela !

Au lieu de blaguer en mangeant n’importe quoi, tu devrais sortir de ton complexe de bourgeois mondialisé, qui se plaint d’un système raté (oui, c’est sûr il est raté). J’ignore combien les gens qui t’entourent sont malsains, et acceptent de te filmer, mais tes petits costumes taillés dans la haute couture de Londres m’inspirent une seule chose: l’humain donne vraiment tout son potentiel lorsqu’il s’agit de se foutre en l’air. Tu pleures devant tes fans en disant « Oh my gawd, la vie est tellement ingrate », puis dès que le moindre petit journal Britannique accepte d’afficher ta condition larvaire dans un article minuscule, dans un coin de page, tu te mets à sautiller de joie comme si ta rédemption était venue. Et quand tu seras vieux, tu diras quoi à tes petits-enfants? « Oh, mes enfants si vous saviez. Durant toute ma vie, j’ai mangé des cochonneries, et une fois, une seule, un journal a accepté d’entendre parler de moi, et a même fait un article à mon effigie! Je suis tellement fier de tout ce que j’ai accompli sur Terre. Saint-Pierre va certainement m’ouvrir les portes du paradis pour tout ce que j’ai fait. »

Après tout, je connais pas ta vraie vie. Mais si tu veux, continue de poster ces vidéos de toi en train de gerber sur des jolis costumes. Sur ce, bon appétit, de France!

 

I know nobody will read this post because my blog is a blog of nothingness only few reactionaries have visited so far, and even kindly answered. Thanks to them. This helps my blog running. I want to talk to Ben Reeves, who isn’t here. He’s a guy who eats whatever he thinks would be epic filming. Some might think he’s just somewhat nut, or has pica disease. But that’s not the case, read further to learn why. So, my dear Ben Reeves, you’re despicable. Firstly, the « What the cut » podcast allowed me to know about your existence with your stories of chewing cigarettes and all, but this is not where I’m coming from.

You chow anything. Not anything you like. SIMPLY ANYTHING. But why ? During a video, you proclaim you kill yourself slowly by puffing neons, cactii, Vaseline, so that in fact, on the other side of the Atlantic ocean millions of people die from Junk food (something supposed to be edible though, and even eaten by nearly the entire population). So if you really wanna kill your health, it begins there. You are ridiculous to eat it all.

Instead of joking about eating anything, you should leave your mondialized bourgeois mind complex, who complains about a messed up political system (yes, it sure is, though). I don’t know how your entourage is unwholesome enough to encourage you to be filmed, but your funny little costume trimmed in high London fashion inspire me one thing: The human being really gives its full potential to get self-destroyed, otherwise when they do it good they only fail and wonder why. Then you cry in front of your fans, thinks like « Oh my Gawd, life is so hard. » and whenever a random journal talks about you, in a page corner, you jump in all directions, as if you got redempted. What are you gonna say when you are with your grandchildren? « Oh, boys. If only you were here. I was eating unhealthy things all my life long, and once, just once, a journal talked about me. I’m so proud about what I’ve done in life. Saint-Peter will sure open the Heaven doors for me. » After all, I don’t know your real life. But sure you can continue allowing your bulliers to film you again, or whatever-they-are, and continue puking on your neat costumes.

So, good appetite, from France !